« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-07 »
vendredi, 20 juin 2008
Affaire Kieffer, affaire «bombardement» de Bouaké : deux traitements médiatiques
Bizarre autant qu’étrange : chaque fois qu’un «témoin» est déniché sur l’affaire Kieffer, chargé d’un des deux scoops suivants :
— Kieffer enquêtait sur le cacao qui est une source financière importante de l’État ivoirien ;
— Kieffer a rencontré l’homme qui est le beau-frère de sa belle-sœur Simone, laquelle est la femme de son mari Laurent ;
chaque fois qu’un nouveau témoin nous apprend à nouveau une de ces deux informations (et il est certes heureux que l'on parle de Kieffer), il fait plusieurs fois la une des journaux télévisés, relayés par les grands journaux écrits.
Hier, Mediapart publiait l’interview (par Fabrice Lhomme) de Me Balan, l’avocat des familles de soldats français tués à Bouaké. Il affirme — excusez du peu :
— que Mme Alliot-Marie avance des «justifications [...] non seulement insatisfaisantes, mais surtout inexactes» — et que «Mme Alliot-Marie doit s’expliquer»…
— qu’ «il n’est pas exclu que la France soit complice d’une affaire qui aurait pu être le prétexte idéal pour se débarrasser de Laurent Gbagbo» (selon les termes de la question de Fabrice Lhomme) : «c’est une hypothèse comme une autre» ! (répond Me Balan).
Cela à l’appui de l’audition du Gal Poncet qui dit — excusez du peu — qu’il a reçu «instruction de libérer les mercenaires» — assassins présumés des soldats français, tout de même —, par deux canaux différents :
— «d’une part le canal diplomatique[…].“C’est l’ambassadeur de France qui m’a fait savoir qu’il fallait remettre ces personnes au représentant de la Russie. ”»
— «d’autre part le canal militaire. […] Le général dit avoir reçu l’ordre formel de libérer les mercenaires du général Emmanuel Beth, commandant du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). “Le général Beth n’a pu que me retransmettre un ordre qu’il avait lui-même reçu, il n’a pas pris d’initiative sur ce plan-là”»
Et une telle «bombe» médiatique — selon les termes de Th. Kouamouo qui relaie l’information — ne reçoit aucun écho dans les grands médias et journaux français. Je fouille les moteurs de recherche : rien !
Je vous assure mon cher lecteur : vous avez dit «bizarre» !
11:07 Publié dans Analyses & commentaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, afrique, delugio, politique, actualité, international
mercredi, 18 juin 2008
Euro 2008 - Bleu/bleu
08:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 14 juin 2008
Euro 2008 - Bleu/orange
La terre est bleue comme une orange...
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

19:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 11 juin 2008
À Djé sur «Le génocide voilé»
Djé publie un article qui vaut d’être lu sur le livre de Tidiane N’Diaye, Le génocide voilé, éd. Gallimard, Collection Continents Noirs (272 pages - 21,50 €).
Résumé du livre :
« Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains.Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle. »
À retrouver sur le blog de Djé, une interview de France Ô : ’10 minutes pour le dire’ du 20 mars 2008 avec Tidiane N’Diaye, écrivain et anthropologue, auteur de ’Le génocide voilé’ — http://franceo.rfo.fr/article1072.html# —
« Un livre qui va faire débat… » conclut l’interviewer.
Tidiane N’Diaye s’inscrit dans la ligne des travaux de Austen auxquels renvoie avec moins de bonheur Pétré-Grenouilleau (Austen a contesté l’usage que ce dernier fait de ses recherches). Austen permet de savoir que la traite arabo-musulmane, phénomène souvent méconnu, est loin d’être pour autant quantité négligeable.
Malek Chebel s’est récemment penché sur la question. Cf. chez St Ralph : ici et ici. Cf. aussi http://delugio.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/09/14/%C3...
Tidiane N’Diaye soutient que la disparition des descendants des esclaves noirs est due au fait qu’ils étaient systématiquement castrés. Voir sur le blog de Djé, des citations éloquentes.
Trois remarques :
1) L’absence de castration des esclaves déportés en Occident renvoie à la catastrophe que représente l’institution de la polygamie : les eunuques sont attachés au service du harem (pratique très connue depuis la plus haute antiquité mais rendue inutile en Occident du fait de la prohibition de la polygamie — prohibition répandue par le christianisme).
Ce qui, selon Alban Dignat, n’empêche pas qu’aux temps carolingiens, « les prisonniers slaves alimentent en grand nombre un commerce actif entre Venise et l'empire arabe du sud de la Méditerranée. Ils rejoignent en premier lieu la place de Verdun, en Champagne, où ils sont systématiquement émasculés (!). Un quart environ d'entre eux ne survivent pas à cette brutale mutilation. Les autres gagnent Venise puis, de là, sont embarqués vers les ports orientaux.
Les marchands vénitiens, bien que de religion chrétienne, ne voient pas d'objection à vendre des païens slaves aux musulmans. Venise conserve le souvenir de ce fructueux commerce dans le nom d'un quai célèbre à l'extrémité du Grand Canal : le quai des Esclavons (nom sous lequel étaient désignés à l'époque les Slaves). C'est l'époque où, dans les langues occidentales, le mot «esclave» ou «slave» se substitue au latin «servus» pour désigner les travailleurs privés de liberté.
Le trafic très particulier se tarit vers l'an 1100 du fait de la christianisation des Slaves. »
2) Cela doit induire une certaine relativisation quantitative de la pratique de la castration dans le monde arabo-musulman : tous les esclaves n’étaient pas employés au service des harems.
Quelques précisions à ce sujet trouvées sur le blog de Krathos :
« Extrait. Les eunuques du sultan :
William Lemprière, médecin anglais reçu à la fin du 18ème siècle par le sultan Sidi Mohammed, roi du Maroc, décrit les eunuques en charge du harem du sultan.
“Aussitôt que le prince eut décidé que j’entrais dans le harem de ses femmes, il ordonna qu’on me conduisit avec mon interprète. Le chef des eunuques me reçut à la porte. Il est à observer que les eunuques chargés spécialement de la garde des femmes sont issus d’esclaves nègres. La voix des eunuques a un accent particulier, elle ressemble un peu à celle des jeunes gens qui sont encore dans l’adolescence. Enfin, ces êtres mutilés offrent tout à la fois une image dégoûtante de faiblesse et de monstruosité. […]” »
Un témoignage qui laisse à penser que les esclaves voués à d’autres tâches, comme les tâches militaires par exemple, n’étaient probablement pas castrés !
Un autre extrait signalé par Krathos confirme l’idée que tous n’étaient pas castrés :
« La Moudawana d’Ibn Al Qassim, texte de référence du rite malékite, contient des dispositions liées à la propriété sexuelle des esclaves :
- Les “parties honteuses” de l’esclave femelle appartiennent de droit à son maître. Il en va ainsi de son ventre (ses enfants) et de son dos (force de travail).
- L’esclave ne peut épouser que deux femmes (contre quatre pour l’homme libre).
- L’esclave ne peut se marier sans l’accord de son maître, mais ce dernier peut l’y obliger.
- Une esclave ne peut être co-épouse avec une femme de condition libre.
- Le nombre de concubines que peut posséder un musulman n’est pas limité (contrairement au nombre de femmes légitimes et de condition libre).
3) Sur Ibn Khaldun, grand penseur musulman du XIVe siècle, souvent considéré comme un des ancêtres des Lumières : Tidiane N’Diaye note qu’Ibn Khaldun tient des propos nettement racistes, parlant d’infériorité des « noirs ».
Ibn Khaldun n’a manifestement pas remarqué que les Slaves, qui ne sont pas « noirs », sont aussi passés par là, jusqu’à recevoir le nom générique de « Slaves » (= esclaves).
Par ailleurs Ibn Khaldun, posant les bases d’une théorie raciste, est, en cela aussi hélas, l’ancêtre des philosophes des Lumières, et probablement pour les mêmes raisons : l’abandon de la référence religieuse qui à terme débouche sur la fin de l’esclavage, entraînait une alternative, pour raisons économiques (raisons du maintien de l’esclavage) : légitimer une pratique à terme disqualifiée religieusement, par des arguments d’un autre ordre : « raciaux », en l’occurrence en rapport avec le taux de mélanine !
Les idées « lumineuses » d’Ibn Khaldun triompheront plus tard. En attendant, un des facteurs (outre la castration) de « disparition » des descendants des « noirs » a pu être le « métissage » — par le viol, ou, au temps de l’affranchissement par la montée dans la hiérarchie socio-religieuse, au bout de plusieurs générations… l’islam valant à terme à son adepte un statut... relativement « élevé » (au-dessus des « dhimmis » juifs et chrétiens)…
Reste du livre que Djé signale opportunément, l’exhumation d’un tabou, levé par Tidiane N’Diaye, aspect des choses dont la recherche ne pourra pas faire l’économie.
22:09 Publié dans Analyses & commentaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : afrique, delugio, politique, actualité, international
vendredi, 06 juin 2008
Laurent Gbagbo sur les événements de 2004
Interview d’Ulysse GOSSET pour France 24
Interview en entier : http://appablog.wordpress.com/2008/06/05/laurent-gbagbo-p...
Ulysse Gosset s’est entretenu avec Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire, un pays en crise depuis plusieurs années. Regardez l'entretien dans son intégralité sur le "Talk de Paris" vendredi 6 juin à 19h10, heure de Paris (GMT+2).
(
[…]
M. Laurent GBAGBO.- […] je ne me sens pas dans la peau d’un coupable. [...]
Il y a eu une guerre civile dans mon pays. L’état français, dirigé par Jacques Chirac, a pris des positions qui nous ont amenés à le suspecter légitimement. Bon !
Nous avons, dans une offensive militaire, décidé de rompre toutes les bases arrières de la rébellion. On nous a déclaré que ces bombardements ont fait des morts français.
Je m’incline encore devant les morts, mais j’ai dit qu’il fallait des enquêtes pour vérifier si ce sont nos bombardements qui ont coûté ces morts, et dans quelle situation, quelle condition. Ce n’est pas encore fait.
Là-dessus, l’armée française, présente en Côte d’Ivoire, est dirigée par le général Poncet. A-t-il reçu des ordres de Paris ou pas ? Je n’en sais plus rien aujourd’hui. Il se met à casser toutes nos flottes aériennes.
M. Ulysse Gosset.- C’était une mesure de réaction de la France…
M. Laurent GBAGBO.- Oui, oui. La réaction populaire dans la rue ne s’est pas fait attendre. Les Ivoiriens sont descendus dans la rue, outrés qu’une puissance étrangère vienne casser sa flottille militaire. Telles sont les conditions dans lesquelles, eux, ils ont certainement été agressés et sont partis.
Si on veut discuter des responsabilités, je suis prêt à le faire, mais de toutes les responsabilités. On ne peut pas dire : “Oui, ceux qui ont tout perdu”, et jouer sur les sentiments. Le droit ne joue pas sur les sentiments mais sur les faits.
M. Ulysse Gosset.- Vous, est-ce que vous seriez prêt à les indemniser personnellement en tant que chef de l’Etat ?
M. Laurent GBAGBO.- Je fais ce qui est bien pour mon pays. En tant que chef d’état, je fais ce qui est bien pour mon pays. Il y a des entreprises, je pense qu’elles sont indispensables au bien-être de mon pays, donc je les aide.
M. Ulysse Gosset.- Qu’est-ce que vous dites à tous les Français…
M. Laurent GBAGBO.- Je leur dis que ce n’est parce que j’ai décidé d’indemniser les entreprises à se réinstaller, que je considère que j’ai tort dans l’affaire. Il faut que ce soit clair. Je ne considère pas du tout que j’ai tort, et je considère même, et je le demande depuis longtemps, qu’une enquête soit ouverte sur l’ensemble des éléments.
Certains députés français ont demandé une commission d’enquête française. Elle n’a pas eu lieu cette commission, elle n’a pas fonctionné.
Si aujourd’hui, je décide d’aider à ouvrir l’école française, si je décide vraiment d’aider certaines entreprises à s’installer, dans la mesure de mes moyens, c’est parce que c’est utile pour mon pays. Cela ne vaut pas acceptation d’une culpabilité quelconque.
M. Ulysse Gosset.- Quel est message que vous adressez à ces Français expatriés, qui vivaient en Côte d’Ivoire, qui sont partis ? Vous leur dites : “Venez, c’est calme” ?
M. Laurent GBAGBO.- Je dis : venez chez vous parce qu’à part ces quelques malheureux militaires français dont on nous a signalé la mort sur le front là-bas, et pour lesquels je demande une enquête qui n’a jamais pu avoir lieu, je demande qu’on élucide ça, aucun Français n’a été détroussé en Côte d’Ivoire, aucun Français n’a été pillé, aucun Français n’a été tué, chassé.
M. Ulysse Gosset.- Il y a quand même eu de graves incidents. Des français ont été molestés et d’autres choses graves. Vous le savez bien…
M. Laurent GBAGBO.- Oui, mais je vous ai resitué le contexte, mais sur ça, je ne me sens pas coupable, pas du tout !
M. Ulysse Gosset.- Pour l’avenir, vous leur dites : “Il est temps de revenir en Côte d’Ivoire” ?
M. Laurent GBAGBO.- Voilà ! Il est temps de revenir chez vous. C’est pourquoi, Monsieur Gosset, je vous dis que les hommes qui font de la politique doivent être toujours sérieux et toujours responsables. En effet, chaque homme qui fait la politique est responsable des millions de vies, et les gens ne savent pas que les mots qu’ils prononcent, les phrases qu’ils prononcent peut amener à des débordements. Il faut que, de part et d’autre, nous soyons responsables.
Ici : sur l'affaire Kieffer.
20:22 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, afrique, delugio, politique, actualité, international
lundi, 02 juin 2008
Au nord de la Côte d’Ivoire : « rétrocession de communes aux maires élus » (sic)
Deux extraits de l’article ci-dessous : Il s’agit de « rétrocéder les communes aux différents maires démocratiquement élus ». En l’occurrence, « rétrocession des mairies dans le cadre de l’unicité des caisses de l’Etat ». Simple remarque : la… prise en main des mairies avant leur « rétrocession » aux maires élus était un des effets collatéraux de l’interposition Licorne et du tant vanté — par les médias français — « accord de Marcoussis ». Une… prise en mains, qui perdure dans les villes qui n’ont pas encore bénéficié de ladite « rétrocession », et qui inclut, avec la bénédiction de la « communauté internationale » la... ponction financière non-étatique desdites communes, ce qu’en d’autres lieux, et en termes moins choisis, on appelle « racket ».
Lu dans Fraternité Matin — samedi 31 mai 2008 — http://www.fratmat.info/1,,,1_fgfd10,,1.php?,__=eb,,0-0&a...:
« Sortie de crise : Les Forces nouvelles cèdent quatre autres communes »
Article par Adjé Jean Alexis, correspondant régional :
« La gestion des communes de Sakassou, Béoumi, Diabo et Bodokro qui était aux mains des Forces nouvelles, depuis le déclenchement de la crise militaro-politique qu’a connue le pays, le 19 septembre 2002 a été cédée à ses maires, hier au secrétariat général desdites forces. Le commandant de la zone 3, le chef de bataillon Chérif Ousmane, a profité de cette occasion pour attirer l’attention du secrétariat national chargé de l’économie et des finances dans les zones CNO sur la prise en charge des éléments des Forces nouvelles. En attendant que le gouvernement qui s’est engagé dans ce sens dans le cadre de l’unicité des caisses de l’Etat dégage les moyens nécessaires. Avant de dire que cela ne peut constituer un frein au respect de leurs engagements c`est-à-dire continuer à rétrocéder les communes aux différents maires démocratiquement élus. "La preuve, après la commune de Bouaké, c’est nous-mêmes qui avons rappelé au secrétaire national chargé de l’économie et des finances dans les zones CNO que les communes telles que Sakassou, Béoumi, Diabo et Bodokro méritent également d’être restituées à leurs maires respectifs", a-t-il laissé entendre. Le représentant du secrétaire national chargé de l’économie et des finances dans les zones CNO, M. Abel Djoré, a fait savoir que l’acte important qui vient d’être posé rentre dans le cadre du processus de paix en cours dans le pays. Et que chacune des parties en présence se doit de jouer sa partition pour permettre à la Côte d’Ivoire de sortir de cette crise qui n’a que trop duré. "Les Forces nouvelles, à travers leur secrétariat national chargé de l’économie et des finances ont pris l’engagement d’aller jusqu’au bout", a-t-il affirmé. Intervenant au nom de ses pairs, M. Kouadio Kouamé Eugène, le maire de la commune de Sakassou, a exprimé toute sa reconnaissance au secrétaire général des Forces nouvelles et à travers lui, tous les membres de ce mouvement qui ont pris l’engagement de leur céder l’ensemble de leurs outils de travail qu’ils détenaient. Pour lui, leur priorité est d’abord d’aller à la rencontre de leurs populations pour les sensibiliser sur ce grand changement à vient de s’opérer. Et ensuite, de se remettre rapidement au travail pour rattraper le temps perdu dans l’intérêt de leurs administrés. M. Djézou Konan, le secrétaire général de la préfecture de Sakassou, représentant le préfet de ce département, a souligné que l’acte que viennent de poser les Forces nouvelles est d’une importance capitale pour l’administration. Parce que le processus de paix qui est en cours et dont la rétrocession des mairies dans le cadre de l’unicité des caisses de l’Etat est un maillon, rencontre pleinement l’adhésion de l’administration ivoirienne. Puis il a précisé que les éléments du Centre de commandement intégré (CCI) qui ont été désignés pour suppléer les Forces nouvelles dans le département de Sakassou dans le cadre de la sécurisation des biens et des personnes tardent à se redéployer. Cela, précise-t-il, pose problème. C’est pourquoi, il a affirmé que les populations du département ont encore besoin des Forces nouvelles pour assurer leur sécurité jusqu’à la sortie définitive de la crise. »
10:14 Publié dans Analyses & commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vingtaine, côte d'ivoire, afrique, delugio, politique, actualité, international




