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vendredi, 29 juin 2007
Attentat manqué contre le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro
Ivoire-Presse — vendredi 29 juin 2007 — http://news.abidjan.net/h/254902.html :
« Attentat manqué contre le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles, à l`aéroport de Bouaké - La déclaration des Forces nouvelles
Ce vendredi, 29 juin 2007, le foker 100, transportant le Premier Ministre Guillaume Soro, quelques membres du gouvernement, de son cabinet et plusieurs journalistes, a été l’objet d’une attaque à la roquette.
Après l’atterrissage et pendant que l’avion se rendait sur le tarmac, deux violents coups de roquette ont atteint la deuxième cabine suivi des tirs de rafales. L’attaque a fait 3 morts et plusieurs blessés.
Cette attaque s est circonscrite au niveau de l’aéroport.
Les Forces Nouvelles saluent toutes les manifestations de solidarité à l’égard du Premier Ministre, secrétaire général des forces Nouvelles.
Les Forces Nouvelles réaffirment leur engagement dans le processus de paix, issu de l’accord de Ouagadougou.
Pour les Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire,
Le Porte-Parole, Konaté Sidiki »
Apparemment, la sécurité est toujours peu assurée au nord, quoiqu'il en soit de la puissante présence des forces internationales…
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lundi, 18 juin 2007
«RDR / Zemogo claque officiellement la porte — ADO perd la bataille contre la dissidence»
Le Matin d'Abidjan — lundi 18 juin 2007 —
http://www.lematindabidjan.com/visual_article.php?num_act...:
par Bidi Ignace :
« Le germe de la division a eu raison du RDR. Malgré maintes négociations et coups d'éclat, la dissidence s'est définitivement désolidarisée.
Fini les négociations entre la dissidence conduite par Zémogo Fofana et la direction du Rassemblement des républicains (RDR). Le ''cas Zémogo'' qui n'existerait pas au sein du parti est devenu grave. La fracture est confirmée depuis hier, dans l'après-midi. En effet, Zémogo Fofana a claqué la porte et annoncé officiellement son départ. Il s'est retranché au siège de la Cafca-Ci, une structure de négoce en café-cacao, sise au II Plateaux Vallon, à quelque 500 mètres du cabinet de Alassane Dramane Ouattara, pour livrer sa déclaration de rupture. " Je viens de terminer un processus et j'ai pris la décision de quitter le RDR ", a-t-il confié. Son départ est l'expression de l'échec des nombreuses négociations, " maintes concertations ", avec la direction. La dernière négociation date du mercredi 13 juin dernier, au terme de laquelle les partisans d'ADO ne sont pas parvenus à retenir leur camarade. La dissidence est donc consommée même si le partant la veut une " séparation fraternelle ". Tant il considère comme un moyen pour lui de recharger ses batteries. Mais au profit de qui ? L'on saura plus tard la réponse à cette question. Pour la simple raison que lui-même évite encore de préciser son point de chute. Par contre, il s'explique aisément sur le motif du divorce, dû à " une seule raison : la rupture de la confiance entre (lui) et la direction du parti ". C'est pourquoi, à l'en croire, il n'a eu besoin d'aucune personne interne à cette direction pour se décider. " Je ne pars avec personne. J'ai décidé souverainement et personnellement de partir ", jure-t-il. Toutefois, le nouvel ''électron libre'' reste attaché aux idéaux de son ancien parti dont il entend poursuivre le combat. Zémogo Fofana " demeure dans les idéaux, l'élan du combat et le sens de la lutte du RDR ". Mieux, il ambitionne de rester sur la ligne de front. Alors qu'il donnait dos hier à Alassane Dramane Ouattara et ses partisans, Zémogo Fofana a exprimé une " pensée très profonde " pour les militants du RDR. Le faisant, il rend hommage aux victimes et autres anonymes qui ont perdu la vie pour le parti.
Un vrai camouflet pour ADO
Le président du RDR se trouve en ce moment hors du pays. Avant son départ, il a eu des échanges avec Zémogo. Ces échanges se sont déroulés nuitamment à la Rue Lepic, siège du parti. Le seul fait qui pouvait inquiéter le président du RDR au sortir de cette rencontre-là, ce sont bien les éclats de voix autour du compromis obtenu avec Zémogo. Rien ne devait en effet filtrer des entretiens. Mais les partisans d'ADO, tenant une conférence de presse ce jour-là, ont tenté de faire croire que Zémogo Fofana avait abdiqué. Il aurait même fait allégeance au mentor. Une réplique des pro-Zémogo s'en est suivie, qui a rétabli " la vérité ". Malgré la dissonance attestant que tout était bel et bien fini, ADO a continué à nier l'évidence, estimant que Zémogo n'est qu'un " épiphénomène ". Hier, Zémogo a donc rendu le tablier, avec un air de défiance. C'est en face des bureaux de Ouattara qu'il s'est prononcé, infligeant un camouflet au mentor. Car, du côte à côte, ce dernier a choisi, pour quitter ''la case'', le face-à-face. A preuve, c'est en face des bureaux d'ADO que Zémogo a tenu son premier point de presse. »
11:15 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vingtaine, Côte d'Ivoire, Afrique, Delugio, Politique, Actualité, International
jeudi, 14 juin 2007
"Arrêt sur images" absent de la grille de rentrée ?
Voilà qui parlerait aussi de la «crise ivoirienne» — puisque l’émission de Daniel Schneidermann était la première (à ma connaissance) de la TV française à interroger le traitement médiatique du rôle de l’armée française à Abidjan en nov. 2004 (avant même que Canal + ait permis d’aller plus loin que les simples questions).
Cet hommage est dû à Daniel Schneidermann.
Selon nouvelobs.com | 14.06.2007 | 17:47 —
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20070614...:
« L'émission sur les médias pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, affirme son présentateur Daniel Schneidermann. La direction de France 5 devrait annoncer sa décision lundi 18 juin au plus tôt.
L'émission "Arrêt sur images", diffusée sur France 5, pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, a-t-on appris sur le blog des journalistes de l'émission. Daniel Schneidermann, présentateur de l'émission, a lancé, jeudi 14 juin, un appel aux téléspectateurs afin qu'ils interpellent ce week-end le président de France Télévisions Patrick de Carolis, présent au "Salon de la télévision".
Le 6 juin, le présentateur de l'émission de décryptage des médias avait déjà indiqué que l'émission prévue dimanche prochain serait la dernière. "Le dimanche 17 juin, en effet, nous nous arrêterons pour la dernière fois de l’année sur les images d’une saison particulièrement riche", écrivait-il. […] »
19:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 09 juin 2007
Sur le rôle de la manipulation médiatique dans la «crise ivoirienne»
Ce n’est pas pour rien que ceux qui font la pluie et le beau temps médiatiques attaquent le livre de Simone Gbagbo, Paroles d’Honneur. Il dévoile leurs façons…
Extrait de son livre de sur le blog de Calixte Tayoro :
(Voir aussi une interview télévisée de Mme Gabgbo)
“Le Belge Benoît Scheuer, fera un film sur le faux charnier de Yopougon: Côte d’Ivoire poudrière identitaire. Ce film a été tourné en Côte d’Ivoire entre octobre 2000 et avril 2001. Il a pour objectif de retracer l’origine, la dynamique et les dramatiques conséquences du concept d’ivoirité. Scheuer déclarera urbi et orbi que son film a été réalisé pour empêcher un génocide en Côte d’Ivoire. (…) Des images d’Hitler et du Rwanda et des interviews obtenues en prétendant qu’ils vont servir à un travail scientifique de sociologie sont coupées et montées de façon à mettre en cause Laurent Gbagbo. Le film va être envoyé sous cape aux opposants à Abidjan, mais le Président l’apprend et demande, au contraire, de le rendre public, afin de pouvoir en discuter librement. La télévision ivoirienne organise alors un long débat autour de ce film. Les personnes interviewées dans le film sont invitées sur le plateau. Elles voyaient ce document pour la première fois. Choquées, elles crient au scandale, car le cinéaste, manipulant leurs propos, a coup les réponses pour recréer de faux discours, falsifiant leurs idées (…). Le film avait bizarrement été projeté à Bruxelles suivi d’une grande conférence de presse, comme par hasard, le jour d’une importante réunion communautaire, où il était question de l’Afrique et du cacao de Côte d’Ivoire en particulier. Qui voulait nuire n’aurait pas fait mieux! (…) Dans la guerre qui est pratiquée contre la Côte d’Ivoire, la communication est une des armes massivement utilisées. Elle est exploitée avec virtuosité. Sur ce terrain-là, la crédibilité affichée compte plus que la vérité des faits. (…) A l’heure de la “guerre contre le terrorisme”, les conflits se gagnent de plus en plus, auprès de l’opinion, avec de fausses évidences et des montages abjectes. (…) On crée des ONG à des fins politiciennes uniquement et des médias peu scrupuleux - je pèse mes mots - se couvrent courageusement du manteau altruiste de ces ONG pour véhiculer des mensonges criminels. (…) Un des principes fondamentaux de Goebbels, journaliste de formation, ministre de la Propagande et de l’Information de Hitler, était qu’il suffisait de répéter un argument, vrai ou faux, pour que les gens y croient et que cette affirmation devienne la nouvelle vérité. C’est ce qu’a fait Benoît Scheuer. C’est ce qu’a fait l’ONG “Prévention génocide”, créée tout exprès, pour cette cause (…). Les médias français vont s’en donner à cœur joie! Ils vont se déchaîner à outrance. Notons au passage que les principaux organes médiatiques en France sont également la propriété de groupes industriels (Bouygues, Lagardère, Dassault…) dont certains d’entre eux fabriquent et vendent de l’armement et dépendent tous, en partie, des commandes de l’Etat français. Difficile de les imaginer indépendants!” (Paroles d’honneur, pp.287-295)
[...]
“La guerre de communication est assurément une guerre terrible. En sous-estimer les conséquences peut conduire à des échecs irrémédiables. Avec la crise ivoirienne nous avons reçu cette leçon cinq sur cinq. C’est une des raisons qui m’ont amenée, lors des débats sur les projets de lois imposées par les accords de Marcoussis, à veiller à ce que le peuple ivoirien tout entier soit minutieusement informé de tous les détails des débats, sur chaque point. Nous avons exigé et obtenu que soient retransmises en direct nos séances parlementaires. Pendant trois ans, le peuple a ainsi pu voir et entendre ses représentants à l’Assemblée nationale se faire une opinion par lui-même. Pendant ces trois années, les populations ont pu s’associer au débat et donner leur point de vue, soit en interpellant leur député dans sa circonscription, soit en écrivant des articles dans la presse, ou encore en animant des conférences et débats dans les agoras et parlements de quartiers. Dans les foyers, dans les villages, dans les villes, la retransmission de la session était attendue chaque jour. Les Ivoiriens, directement informés, ont pu ainsi échapper aux tentatives de manipulation des médias. Résultat, l’Etat français furieux décida de la dissolution de l’Assemblée nationale par le truchement du GTI (Groupe de Travail International) chargé du suivi de l’application des résolutions de l’ONU sur la crise ivoirienne.” (p.295)
Comme le note de Calixte Tayoro : « On voit ainsi que par deux fois, le couple présidentiel décide de rendre accessible au plus grand nombre ce qui circule sous le manteau (le film de Scheuer) ou ce que la “communauté internationale” aimerait bien cacher (la réalité des débats à l’Assemblée nationale). Ce réflexe fut salutaire pour le régime, puisqu’il permit de mettre en place un véritable système de contre-information destiné à parer la couverture de la crise par les médias internationaux, et en particulier français. »
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lundi, 04 juin 2007
«Affaire bombardement de Bouaké : La France à la recherche de coupables fantômes»
Le Temps N° 1234 du 04-06-2007
«Mauvaise foi»
http://www.letemps-ci.com/?action=lire&id=2835 :
par Simplice Zahui
« L’attitude de Paris rappelle étrangement l'histoire d'une nation qui, parce qu'incapable de s'assumer, en veut terriblement à tout le monde, et accuse n'importe qui d'être à l'origine de son malheur. En effet, malgré les preuves irréfutables de l'innocence de la Côte d'Ivoire dans le bombardement du Camp de Bouaké, en novembre 2004, la France dite des droits de l'homme en est encore à s'interroger sur les présumés responsables de son malheur.
Elle vient de procéder à l'arrestation d'un des leurs, M. Jean-Jacques Fuentes, soupçonné d'avoir acheminé illégalement en 2003, un avion chasseur Strikemaster, acheté en grande Bretagne et livré en Côte d'Ivoire. Et pour ça, un mandat d'arrêt européen pèse sur le supposé collabo du Président ivoirien. Il est, par ailleurs, reproché au français d'avoir servi l'armée ivoirienne comme instructeur sur la base d'un contrat qu'il aurait signé avec l'Etat de Côte d'Ivoire. Entendu le samedi dernier, le Français a plaidé non coupable. Par ce fait, la France veut coûte que coûte retrouver, là où il ne faut pas, ses coupables, dans cette rocambolesque histoire, du bombardement du camp français. La vérité, c'est que la justice ivoirienne s'est rendue en France pour y mener les enquêtes relatives à ce dossier. Le procureur de la République Raymond Kimou et le procureur militaire Ange Kessy, ont fait le déplacement de Paris pour demander à leur confrère en charge de ce dossier de collaborer. Une commission rogatoire a été constituée pour la manifestation de la vérité. Mais faute de franche collaboration de la part des autorités judiciaires françaises, les enquêtes ont souvent buté sur les détails. L'exhumation des corps, les analyses balistiques, et l'autopsie réclamées à cor et à cri n'ont jamais été effectuées. Ce qui a suscité à un moment donné de l'enquête en cours, des commentaires souvent très acerbes à l'encontre des autorités politiques françaises. Aujourd'hui, comme si les enquêtes avaient abouti à l'éclatement de la vérité, la France de Sarkozy réveille les vieux démons en invitant Jean-Jacques Fuentes à comparaître devant le juge d'instruction. Que cherche, en effet, la France à travers, l'accusation porté sur le supposé instructeur français de l'Armée ivoirienne ? Parce que les dossiers de bombardement, il en existe. Et ce n'est pas le Général Henri Poncet qui dira le contraire. Lui, qui a ordonné à ses hommes de tirer sur de milliers d'ivoiriens aux mains nues en novembre 2004. Si la France veut que toute la vérité soit dite au moyen du tribunal de la confrontation juridique, qu'elle le dise clairement, parce qu'on ne peut pas demander de tourner une page noire, et en ouvrir une autre. »
«Affaire bombardement de Bouaké : La France à la recherche de coupables fantômes»
http://www.letemps-ci.com/?action=lire&id=2834 :
« Alors qu'elle fait l'impasse sinon la sourde oreille dans l'affaire de l'assassinat d'ivoiriens par la Licorne en novembre 2004 à l'Ivoire (Abidjan), la France qui donne l'impression d'avoir une mémoire sélective, recherche en vain, de supposés mercenaires soupçonnés d`avoir livré un avion de chasse aux forces du président ivoirien Laurent Gbagbo.»
«Jean-Jacques Fuentes avait été arrêté en mai à Bordeaux (sud-ouest de la France) et avait été extradé, il y a quelques jours vers La Valette. Il est soupçonné d`avoir acheminé illégalement en 2003 un avion chasseur Strikemaster acheté en Grande-Bretagne et livré en Côte d`Ivoire après une escale à Malte. Cet avion, présenté comme démilitarisé par M. Fuentes, aurait ensuite été utilisé comme avion de reconnaissance par l`armée ivoirienne. Dans le cadre d`un mandat d`arrêt européen, concernant une instruction ouverte pour trafic d`armes, un juge maltais souhaitait entendre le mercenaire français qui était en contrat depuis 2002 comme instructeur auprès des forces du président Gbagbo. Jean-Jacques Fuentes "a été entendu samedi, lors d`une première audience par la cour de droit pénal maltaise. Il a plaidé non-coupable. Il ne s`agissait que d`une première comparution au cours de laquelle il devait présenter sa défense, et nous ne sommes pas encore au coeur du problème", a indiqué à l’AFP un responsable de l`ambassade de France à Malte. Cette personne a indiqué ne pas connaître la date des prochaines audiences. Fin 2006, le mercenaire français avait été entendu comme témoin par les policiers parisiens saisis de l`enquête française sur le bombardement de Bouaké. Une information judiciaire a été confiée en janvier 2005 à un magistrat du tribunal aux armées de Paris (TAP) sur ce raid aérien de l`armée ivoirienne au cours duquel 9 militaires français de la force Licorne et un civil américain avaient perdu la vie . En janvier dernier, Jean-Jacques Fuentes avait déclaré dans une interview publiée dans l’Express que le bombardement de Bouaké était l`oeuvre d`un "quarteron de petits chefs" ivoiriens, une version dédouanant le président Gbagbo de la responsabilité de cette agression. En décembre 2005, le général français Henri Poncet, chef de la force Licorne au moment des faits, avait également mis en cause devant la juge d`instruction du TAP l`entourage de M. Gbagbo. » (AFP)
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