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dimanche, 13 août 2006

Visite en Côte d’Ivoire de la présidente de l'Assemblée nationale d’Afrique du Sud



Le Courrier d’Abidjan
Parution N° 788 du Samedi 12 Aout 2006 http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm :

«Mme Baleka Mbeté: "Je suis venue confirmer la belle image de la Côte d'Ivoire"»

Par Cyrille Djedjed

«Visite - La présidente de l'Assemblée nationale de la République d'Afrique du Sud, Mme Baleka Mbeté a entamé hier vendredi une visite officielle de six jours en Côte d'Ivoire pour renforcer les bonnes relations entre la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud et surtout entre les deux institutions.

La présidente de l'Assemblée nationale de l'Afrique du Sud, Mme Baleka Mbeté est arrivée hier dans la soirée à Abidjan pour une visite de six jours. A la tête d'une délégation de plus de dix personnes, elle a été accueillie à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan par le président de l'Assemblée nationale, le Pr. Mamadou Koulibaly et certains parlementaires."Je rends une visite de courtoisie au parlement de Côte d'Ivoire. Vous vous souvenez que mon homologue de la Côte d'Ivoire nous a rendu visite l'année dernière à la tête d'une délégation de parlementaires. Dans le cadre de la création d'une relation bilatérale, nous avions pensé que nous devions constituer une délégation pour rendre visite à la Côte d'Ivoire. Je suis venue avec des parlementaires de différents partis politiques qui vont avoir des échanges avec leurs homologues de Côte d'Ivoire. Je suis venue voir la Côte d'Ivoire et surtout le peuple de Côte d'Ivoire. J'ai bon espoir que les deux pays ainsi que les deux parlements auront de bonnes relations", a-t-elle déclaré. Répondant à une question d'un journaliste sur l'image qu'elle a de la Côte d'Ivoire, Mme Baleka Mbeté n'est pas passée par quatre chemins pour relever la bonne image de la Côte d'Ivoire à travers l'Afrique et même dans le monde entier. "J'ai toujours su que ce pays est un beau pays. Je viens donc confirmer la belle image de la Côte d'Ivoire", a-t-elle indiqué. Pendant son séjour, la présidente du parlement sud-africain échangera aujourd'hui avec les différentes instances de l'Assemblée nationale, à savoir le bureau de l'Assemblée nationale, la conférence des présidents et différentes commissions. Cette visite sera aussi l'occasion pour Mme Baleka Mbeté d'échanger avec le président de la République, les présidents d'institutions, le Premier ministre et les femmes leaders de Côte d'Ivoire. La présidente de l'Assemblée nationale d'Afrique du Sud mettra ce séjour à profit pour visiter les villes de Yamoussoukro et de Grand-Bassam et aura des rencontres avec les chefs traditionnels et les communautés étrangères de ces localités. A Yamoussoukro, elle visitera précisément la Basilique Notre Dame de la Paix, l'Hôtel des députés, les grandes réalisations et autres points touristiques. Dans la première capitale de Côte d'Ivoire, elle se rendra chez le Roi de Moossou. Son départ pour l'Afrique du Sud est prévu pour le mercredi prochain dans la soirée.»




 

samedi, 12 août 2006

Élections et désarmement en Côte d’Ivoire



La dernière dépêche de l’AFP sur le sujet (
http://news.abidjan.net/h/206812.html) produisant une confusion inextricable consécutive à une volonté de justifier le sempiternel refus rebelle de désarmer, on pourra consulter l’article ci-dessous d’Anassé Anassé pour un obtenir une explication compréhensible quant la situation en Côte d’Ivoire concernant le processus d’identication (cette brève annonce de l'article ci-dessous a été CENSURÉE SUR blogs.nouvelobs.com en même temps que l'annonce de celui-ci). L'article :


Le Courrier d’Abidjan Parution N° 787 du Vendredi 11 Aout 2006 — http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm :


«
Sortie de crise – Le Premier ministre a échangé hier, avec les responsables des organes de régulation, des médias d’Etat et de la presse privée, au cours d’un déjeuner qui a eu lieu à l’hôtel Sofitel, à Abidjan-Plateau. Charles Konan Banny a fait le point des avancées du processus de sortie de crise, avant de s’engager solennellement devant les Ivoiriens quant à la tenue des élections, normalement prévues en octobre prochain.

Par
Anassé Anassé

C’est un Charles Konan Banny très optimiste sur le processus de paix, qui s’est adressé hier aux Ivoiriens. A travers le déjeuner de presse qu’il a offert aux responsables des médias publics et privés, ainsi qu’aux organes de régulation. Après avoir égrainé les indicateurs qui militent en faveur d’un espoir imminent de sortie de crise (armistice signé par l’Alliance des jeunes patriotes et la jeunesse du RHDP, implication de toutes les couches socio-professionnelles dans le processus de sortie de crise, retour du corps préfectoral et des maires dans les zones occupées, la définition d’un nouveau cadre juridique accepté par tous les acteurs, et régissant dorénavant le déroulement des audiences foraines et la délivrance des Certificats de nationalité, le pré-regroupement effectif des combattants et le démantèlement des groupes d’autodéfense, etc…), le Premier ministre s’est prêté au jeu des questions-réponses des journalistes. Et il n’y avait pas de questions taboues.
Dans cet exercice, le chef du gouvernement s’est attaché à rassurer les Ivoiriens quant à la primauté de la loi, des Accords de Linas-Marcoussis et de Pretoria et de la Résolution 1633 dans le règlement de la crise. Ainsi, répondant à une inquiétude de voir les élections se tenir en Côte d’Ivoire alors que le pays est toujours divisé et les rebelles encore en armes, comme ce fut le cas au Liberia et en Sierra Leone notamment ; Charles Konan Banny a pris solennellement un engagement devant les Ivoiriens. «Il n’y aura pas d’élections sans désarmement en Côte d’Ivoire», a martelé le Premier ministre. Qui a précisé que ce schéma est contraire à la Résolution 1633, qui prescrit que les élections constituent le couronnement du processus de sortie de crise, après l’identification et le DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion des combattants). Le chef du gouvernement a même ajouté que «les Ivoiriens n’envisagent pas les élections sans le désarmement et un pays divisé, (et qu’ils) n’accepteront pas d’aller voter sous la menace des armes».

Codification des audiences foraines et procédure de délivrance des Certificats de nationalité : Gbagbo et Banny sur la même longueur d’ondes

S’agissant du déroulement des audiences foraines et de la procédure de délivrance des Certificats de nationalité, le Premier ministre a insisté sur le fait que force doit rester à la loi. «La conduite des opérations de sortie de crise doit se faire dans le respect de la loi et de tous les accords, y compris la Résolution 1633» du Conseil de sécurité des Nations unies. Aussi, Banny a-t-il fait savoir que c’est pour coller à la légalité qu’il a édicté un nouveau guide consensuel des audiences foraines, et des dispositions pratiques devant régir dorénavant la délivrance des Certificats de nationalité ivoirienne. Ainsi, sur la question du couplage audiences foraines et de la délivrance du Certificat de nationalité, le Premier ministre a suivi la «jurisprudence Gbagbo». «Les juges des audiences foraines ne sont pas habilités à délivrer des Certificats de nationalité», a-t-il soutenu. Néanmoins, concernant le sort réservé aux Certificats de nationalité déjà délivrés en zones rebelles pendant les audiences foraines «wouya wouya», Konan Banny a manié avec succès l’art de l’esquive. «Ils sont là», s’est-il contenté de répondre. Le Premier ministre n’a pas, en effet, apporté la précision de savoir si ces documents obtenus dans l’illégalité, le cafouillage et le manque de transparence restent valides ou seront invalidés. La question demeure donc en suspens…

Banny optimiste pour la reprise du dialogue militaire

En ce qui concerne la récente déclaration de Soro Guillaume, chef visible de la rébellion, de suspendre la participation de ses bandes armées au processus de sortie de crise, le Premier ministre ne s’est pas voulu alarmiste. Charles Konan Banny a appelé les Forces de défenses et de sécurité ivoiriennes et les rebelles à renouer le plus tôt possible, et s’est déclaré prêt à examiner toutes les préoccupations (grades, arriérés de soldes…) posées par les deux états-majors. Le chef du gouvernement s’est dit disposé à consentir tous les sacrifices – surtout financiers – pour obtenir la paix pour son pays. Car, a fait comprendre Charles Konan Banny, «la recherche de la paix coûte certes cher, mais elle est de loin inférieure au coût de la guerre».




vendredi, 11 août 2006

Liban et Côte d’Ivoire



Jean Daniel —
éditorialiste et fondateur du Nouvel Observateur explique dans son article intitulé «Israël dans le piège iranien» (http://blogs.nouvelobs.com/Jean_Daniel/) qu’un autre règlement du conflit Israël-Hezbollah eût été possible. Certes. Tout est toujours possible autrement. Je cite Jean Daniel : «Supposons en effet qu’après l’enlèvement de deux soldats par le Hezbollah, les Israéliens aient procédé à une riposte dont pratiquement personne, même parmi les Arabes, ne leur aurait contesté le droit. Supposons qu’ils aient exécuté cette riposte en un seul jour ou en deux au maximum et de manière écrasante. Supposons qu’ils se soient retournés ensuite vers l’opinion publique mondiale, l’OTAN, l’Union européenne, le Conseil de Sécurité et qu’ils aient tenu ce langage : "Voilà des années qu’aucun d’entre vous n’arrive à faire appliquer la résolution 1559 destinée à désarmer les milices du Hezbollah. Vous, vous pouvez attendre. Mais après l’agression du Hezbollah, ce n’est pas notre cas. Et ce que vous tardez à faire, nous sommes obligés de l’imposer." Cet avertissement israélien en forme d’ultimatum sécuritaire aurait été pris nécessairement au sérieux. En tout cas, le monde se serait senti en dette à l’égard d’un Etat qui ne serait pas passé directement du statut d’agressé à celui d’agresseur.»

Cher Jean Daniel
Ce que vous eussiez souhaité que fît Israël suite au non-désarmement du Hezbollah est exactement ce qu’a fait la Côte d’Ivoire républicaine de Gbagbo et des patriotes face au refus de la rébellion de désarmer, malgré ses promesses et les engagements de la «communauté internationale» (sauf que la brève riposte envisagée et qui avait déjà repoussé les rebelles, bien que relativement peu «écrasante» au regard de l’armement ivoirien, a été stoppée par la France). Résultat face à ce refus rebelle de désarmer : chaque fois que la Côte d’Ivoire républicaine entreprend la moindre action pour tenter d’amener ces bandes armées à leurs engagements, au moindre appel à manifester en vue du règlement de ce problème, ce sont les responsables républicains qui ont lancé ces actions ou ces appels qui subissent des sanctions ! En regard de ces faits, ou bien l’espérance que vous fondez en la «communauté internationale» est étrangement naïve, ou bien ladite «communauté internationale» pratique la politique du deux poids deux mesures.
En attendant ce sont les populations civiles qui subissent — et les souffrances que lui valent le poids des bandes armées du Hezbollah (comme les populations du nord de la Côte d’Ivoire souffrent du poids des rebelles) — et la violence de la riposte israélienne (contrairement à la Côte d’Ivoire où les républicains sont sanctionnés !).


«BOMBARDEMENTS ISRALIENS Koulibaly Mamadou apporte son soutien au Liban»

Soir Info — 11.08.2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=206573 :

«
Le président de l’Assemblée nationale, Koulibaly Mamadou, a apporté, hier jeudi, son soutien à des ressortissants libanais vivant en Côte d’Ivoire. Ils se sont regroupés au sein du collectif “Agir pour le Liban”, avec à sa tête Fakih Hani et Zorkot Nabil, pour dénoncer les bombardements israéliens dans leur pays. C’était à l’Assemblée nationale au Plateau, au sortir d’une audience que les députés ont accordée audit collectif, à sa propre demande. “La Côte d’Ivoire étant membre de l’Assemblée générale des Nations unies, -vous me direz que la Côte d’Ivoire est toute petite et qu’elle même a ses propres problèmes à régler, mais en tant que membre des Nations unies-, elle peut plaider avec les autres pour que le plus rapidement, les Nations unies arrêtent la danse des sorciers et prennent les décisions qu’il faut pour qu’il y ait un cessez-le-feu et que les populations civiles ne soient pas massacrées par cette guerre”, a confié, à la fin de l’entretien, Mamadou Koulibaly. Pour lui, ce n’est pas un soutien au Hezbollah. “Le Liban ne se résume pas au Hezbollah. Il y a des femmes, des enfants. Tout le monde n’est pas Hezbollah au Liban”, a dit le chef du Parlement ivoirien. “Vous savez une vie d’homme demeure une vie d’homme. Je pense que tous ceux qui pensent que la vie est sacrée doivent le faire savoir et faire en sorte qu’elle soit respectée”, a insisté le député de Koumassi, précisant qu’il a répondu au courrier adressé à l’Assemblée nationale et a invité les députés à venir écouter le collectif “Agir pour le Liban” {…}».




jeudi, 10 août 2006

En bonne compagnie françafricaine : Le Monde, Tiken Jah Fakoly, les «FN» en arme…



Adoptant, selon la bonne manière, le ton du détachement, Le Monde célèbre sans avoir l’air d’y toucher le nouveau refus des rebelles ivoiriens de désarmer — en reprenant leur nouveau prétexte. Et de donner, «avec l’AFP», en caractères gras, les intertitres idoines. Il vaut le coup de les citer :  «
"PROCESSUS FACTICE ET HYPOCRITE"» (citation de Soro) ; «CONDAMNATION DE L'ONU» (à l’encontre des patriotes, s’entend).

Le célèbre journal du soir, voix officielle de la Françafrique, avait dès la veille donné la parole au porte-chanson de la Françafrique en Côte d’Ivoire,
Tiken Jah Fakoly, présenté comme il se doit, en titre élogieux, comme «le griot de la jeunesse africaine», lequel «griot» ne manque pas, comme on l’y invite, à dénigrer le combat de son pays pour son indépendance — le tout, sur le ton, naturellement, de la dénonciation convenue de "l'Afrique esclavagisée, colonisée, dévalisée", défendant «l'idée d'une "mondialisation équitable".»

Tout cela ne mange pas de pain et permet de s’auto-proclamer depuis la plus belle tribune parisienne «porte-parole des sans-voix», plaçant sans vergogne cette auto-proclamation dans la bouche «des jeunes» : «Les jeunes me voient comme un porte-parole des sans-voix» (sic).

Le journal du RDR, Le Patriote, célébrant hier en Une le nouveau refus rebelle de désarmer, ne pouvait que signaler avec enthousiasme l’interview françafricaine et parisienne du chanteur «
affirmant "comprendre le combat" des Forces nouvelles (FN)». C’est le moins qu’on puisse dire !  



mercredi, 09 août 2006

Qu’il est difficile à la rébellion de désarmer !



Voilà que l’AFP nous annonce : «
Côte d'Ivoire: la rébellion suspend sa participation au dialogue militaire». C’est le titre de la dépêche (http://news.abidjan.net/article/?n=205985), par laquelle, au travers d’une série de contorsions, le fait central passe quand même : la rébellion ivoirienne est très fâchée de ce que les identifications en vue de la reconstitution du fichier électoral devra se faire en présence des représentants des autorités préfectorales.

C’est bien le moins que la «communauté internationale» a pu concéder, suite à leurs manifestations, aux patriotes, non sans les menacer de nouvelles sanctions : pensez, ils manifestent pour exiger que les identifications se fassent dans la transparence ! Et puisque, tout de même, ils obtiennent que les kalachnikovs des rebelles ne soient pas la seule garantie de transparence, les rebelles se fâchent, et leur leader monte au créneau : comme titre l’AFP, «la rébellion suspend sa participation au dialogue militaire» en vue d’un désarmement qu’elle n’a jamais effectivement commencé.

L’embarras rebelle est d’autant plus grand que le crédit qui leur resterait auprès des populations des zones occupées sous la seule «protection» de leurs armes, et des personnes qui y sont en droit effectif de voter, s’effrite chaque jour un peu plus : exemple aujourd’hui même, rapporté par L’Inter :


«Politique nationale : - 300 militants de l’opposition virent au Fpi.»

L'Inter — 9 août 2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=206014 :

«
Ce passage de l’opposition au parti au pouvoir a été célébré le dimanche 6 août dernier au siège du Front Populaire Ivoirien en zone 4c. Ces nouveaux militants, en majorité des ressortissants du Nord, ont été reçus dans une ambiance de fête par la direction de leur nouveau parti. "Nous sommes agréablement surpris, parce qu’on nous a toujours dit que le Fpi est un parti qui est contre les nordistes. Nous sommes sincèrement heureux que la porte nous ait été ouverte sans la moindre difficulté", a indiqué El Hadj Amadou Diaby, porte-parole des nouveaux militants. "Nous avons constaté que le président Gbagbo est en train de refonder la Côte d’Ivoire, pour que chaque travailleur bénéficie de son travail. Nous avons donc décidé d’embarquer dans le train de la refondation", a-t-il ajouté. Le porte parole des nouveaux militants du Fpi, a expliqué leur choix par le fait que "la politique n’est pas une affaire de frère, ni d’enfant ou de famille. C’est un jeu d’intérêt, et on va où se trouve son intérêt et l’intérêt de son pays", a-t-il martelé. Pour Kesse Diomandé, président du COFENZA, Collectif des fédérations Fpi du Nord et du Zanzan, initiatrice de la rencontre, cet acte posé par ces transporteurs et ces commerçants est un signe qui ne trompe pas. "Nous sommes à une étape importante de la réalisation d’un des objectifs que le Confenza s’est fixés, à savoir la couverture du Nord et du Zanzan en candidature pour le Fpi". Le professeur Koné Dramane qui a parlé au nom des cadres Fpi du Nord, a félicité les nouveaux venus pour "s’être affranchis du mensonge pour arriver à la vérité". "Au Fpi, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera", a-t-il indiqué. Quant à Silué Jacques, représentant du parrain de la cérémonie, Mamadou Koulibaly, il a soutenu que la durée de la guerre a eu quelques petits avantages. Pour lui, beaucoup de vérités seraient restées cachées si la guerre n’avait duré qu’une semaine. "Ceux qui n’aiment pas le Fpi, disent que c’est le parti des gens de l’Ouest. Il n’en est rien. Le président Mamadou Koulibaly vous envoie en mission pour dire la vérité du Fpi". Le député Laurent Akoun, représentant le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, a rappelé l’histoire qui lie le FPI au Nord. "C’est une longue histoire qui nous lie, mais l’imposture s’est emparée d’une partie de cette histoire. L’heure de la vérité viendra un jour, car les populations du Nord ont commencé à vaincre la peur et à dénoncer l’imposture", a-t-il dit. Et d’inviter les nouveaux venus à la vigilance. "Nous sommes à une ère de prédateurs, nous devons donc faire attention et rester vigilants", a-t-il conclu.»





mardi, 08 août 2006

«Crise ivoirienne. Ma part de vérité» : le livre du leader des jeunes patriotes est paru



Le livre de Blé Goudé, leader des jeunes patriotes ivoiriens dénigré par le gotha françafricain, paraît enfin : Charles Blé Goudé, Crise ivoirienne. Ma part de vérité, Frat-mat éditions.

On sait qui est Charles Blé Goudé, président du Cojep (Congrès panafricain des jeunes patriotes), à la tête de la défense des institutions ivoiriennes.

Son livre est préfacé par Aminata Traoré, écrivaine, ex-ministre de la culture du Mali, et par Mamadou Koulibaly, ex-ministre ivoirien de l’économie, président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Les propagateurs et autres auteurs d’âneries et imbécillités diverses à l’encontre des patriotes ivoiriens vont déchanter. J’en cite un — exemplaire par sa concision, par sa façon de ramasser en quelques mots toute la malveillance étalée au fil de nos médias — citation trouvée sur son blog
«Ici Palabre», 25/01/2005. L’auteur s’autorise, pour étaler un bref tissu de stupidités haineuses (citées plus bas), de ce qu’il a rencontré Ahmadou Kourouma !

Et tout imbu de ses certitudes anti-patriotes, ramassis des plus indécents lieux communs de la propagande françafricaine, le blogueur, prenant en otage l’écrivain décédé, qui doit se retourner dans sa tombe, l’oppose par avance (ce qu’il ne pouvait pas prévoir), de façon insultante, à Aminata Traoré, l’ex-ministre de la culture malienne, qui préface le livre de Blé Goudé.

S’agissant pour le leader patriote du soutien d’Aminata Traoré, incontournable au point que même Libération a dû lui emprunter récemment un de ses textes (concernant le musée du Quai Branly), elle dont nul ne peut douter de la culture, et malienne de surcroît (censée selon la propagande de la presse française, être victime de la «xénophobie» de Blé Goudé !), nos incultes divulgateurs de bourdes par lesquelles ils présentent les patriotes comme étant eux, incultes, ont de quoi pâlir !

Ainsi, quand notre blogueur, bien imbibé de propagande malveillante (à l’appui de cette sempiternelle photo «xénophobe et après ?» dont il n’a pas compris qu’il ne s'agit pas d'une revendication, mais d'une façon de lui renvoyer à sa figure à lui, lent à comprendre, ses certitudes imbéciles) ; quand notre blogueur affirme que les patriotes ne savent pas lire ! Aminata
Traoré n’est pas d’accord avec lui !…

Il vaut la peine de citer ledit blogueur lâchant du haut des certitudes de ses poncifs en forme de vulgate françafricaine, son bref tissu de contrevérités et de stupidités :


http:// jeanmichelneher.blog.lemonde.fr/ jeanmichelneher/2005/01/ahmadou_k_ne_sa.html :
« Dommage vraiment que les jeunes fascistes de Blé Goudé, petite minorité de mercenaires à la solde d'une cause pourrie et servant à merveille les intérêts du nouveau despote, ceux qui incinèrent la Côte d'Ivoire sans l'avoir tué (sic) et trahissent les rêves de prospérité de tout un peuple, ceux qui pillent, violent et font n'importe quoi pourvu que çà (re-sic) rapporte, ... dommage vraiment que ces gens-là ne sachent pas lire ! »

Sans commentaire !



Le Matin d'Abidjan
présente le livre de Blé Goudé :

«Regard sur la crise ivoirienne - Le livre-vérités de Blé Goudé est là !»


Par Yves De Sery,
08.08.2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=205838 (extraits) :

«Le Président de l'Alliance inaugure une nouvelle phase de son combat avec la publication d'un livre sur la crise politico-militaire que vit la Côte d'Ivoire depuis quatre ans. En exclusivité, " Le Matin d'Abidjan " vous présente brièvement la production du leader de la galaxie patriotique.

Annoncé depuis quelques semaines, le livre écrit par Charles Blé Goudé sur la crise ivoirienne, sorti chez " Frat-mat éditions ", est disponible depuis hier. Préfacé doublement par Mme Aminata Traoré, essayiste malienne et le Pr. Mamadou Koulibaly, l'œuvre, d'un volume de 194 pages, se veut le regard du président de l'Alliance sur la crise que vit la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Elle est, selon les mots du président du Parlement ivoirien, "une réponse à un ensemble de questions : Pourquoi les militants de la Fesci ont-ils eu des destins si contrastés ? Qu'est ce qui explique que lui, Blé Goudé soit devenu un défenseur de la République et de ses institutions, alors que Soro Guillaume n'est rien d'autre qu'une marionnette aux mains de Dominique De Villepin et de la Françafrique ? Comment expliquer que Blé Goudé soit devenu un combattant aux mains nues alors que Soro Guillaume n'est rien d'autre que le tueur en chef des bandes de rebelles ivoiriens ? Comment expliquer que Soro Guillaume ait si bonne presse en France alors que Blé Goudé est présenté comme un dangereux individu anti-européen ? Mais bien plus, "Ma part de vérité" retrace tout le combat politique de celui que ses camarades des "parlements" et "agoras" nomment fièrement le "ministre de la rue". Le tout illustré par des photos inédites pour la plupart. De la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) à l'Alliance de la jeunesse pour le sursaut national, en passant par le Cojep, Charles Blé Goudé explique sa quête permanente de la Liberté et de la Démocratie. Il promène le lecteur, dans un style simple et captivant, des places poussiéreuses de Niagbragahio (Guibéroua, centre ouest de la Côte d'Ivoire), aux salons douillets des personnalités politiques ivoiriennes avec lesquelles il échange très souvent sur "l'avenir du pays" en passant bien entendu par la rue, ce lieu d’expression de la démocratie, où il se sent le mieux. Les séjours multiples en prison de l'homme sous le régime Bédié achèvent de montrer sa dimension de combattant aguerri aux souffrances et aux privations, qui forgent toujours les grands leaders. D'ailleurs, la photo qui illustre le livre est celle où il est enchaîné sur un lit d'hôpital. Tout un programme !

{…} "Nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire. Cette guerre peut durer 6,8,10, ans, nous tiendrons bon. Nous n'avons pas le choix car il s'agit de notre souveraineté, de notre dignité, de notre survie. Nos ennemis veulent se mêler de tout, choisir à notre place ceux qui doivent diriger le pays. Quand, dans un combat, on arrive à ce stade, on n'a plus le choix. On peut se reposer un ou deux mois parce qu'on est essoufflé, mais on trouve toujours la force de reprendre le combat. Lorsque la France voit des jeunes gens couper des barbelés avec leurs dents, creuser dans le mur avec leurs mains, elle doit revoir sa position" (P158). Puis Charles de résumer son engagement contre le pouvoir français en ces termes : "Une bonne partie de l'opinion (l'opinion française en particulier et européenne en général) pense que je suis anti-français (…) mais je suis au regret de leur dire que je ne suis ni anti-français, ni anti-américain, ni anti-sénégalais, ni anti-gabonais (…) Je m'insurge en réalité contre tout pays qui pense pouvoir disposer d'un autre. J'estime en effet, tout simplement, une telle volonté de domination, inadmissible. Je trouve par conséquent inadmissible qu'à l'Onu, la France puisse avoir l'initiative exclusive des résolutions au sujet de la Côte d'Ivoire" (PP 141-142).

{…} "Ma part de vérité" se veut également une foi en l'avenir de l'Afrique : "Il est temps que ce continent vaste et riche retrouve la place qui est la sienne dans le concert des nations. Certains de nos dirigeants s'y attèlent déjà" (PP 153-154). Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec cette œuvre, Blé Goudé prend à contre-pied ceux qui ont toujours douté de ses capacités intellectuelles, le réduisant à un "désœuvré belliqueux". Aussi, il porte la lutte à une autre dimension en se donnant la possibilité d'atteindre un public plus large, dans le monde entier et surtout en France où l'opinion ne sait pas toujours ce que fait son armée en Côte d'Ivoire. {…}»

L’article de Y. De Séry en entier dans
Le Matin d'Abidjan : http://news.abidjan.net/article/?n=205838.




lundi, 07 août 2006

437 !



437 !
C’est le nombre de militaires ivoiriens dans la rébellion. Annoncé il y a quatre jours, le nombre n’est toujours pas démenti. Il semble dès lors qu’on peut attendre encore. Il serait pourtant d’autant plus facile de signaler des manquants, que la publication des noms est annoncée.

Voilà donc un quarteron, non pas de généraux, mais d’adjudants putschistes — qui, depuis, se sont auto-gradés, espérant en vain une ratification de ces nouveaux grades —, entre lesquels et l’armée régulière est interposée une force de 10 000 hommes, pour moitié Onu et pour moitié Licorne — au prix que l’on imagine pour leur entretien depuis trois ans, aux frais du contribuable français pour Licorne.

Voilà une rébellion bien précieuse pour n’être pas plus efficacement contrainte, ou bien efficace elle-même pour avoir résisté pendant trois ans à un désarmement promis, et «exigé» par l’Onu, désarmement que les forces onusiennes plus celles de Licorne n’ont pas pu durant tout ce temps, imposer aux bandes armées qui suppléent ledit quarteron…

Mystères et arcanes de la «communauté internationale»…


Ci-dessous la réflexion de
Théophile Kouamouo :
Le Courrier d’Abidjan — Parution N° 781 du Jeudi 3 Août 2006, rubrique «Le blog de Théo»
http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm :

«
La fin d’une imposture

Il était une fois une impitoyable armée levée au Nord, formée de soldats et officiers nordistes «exclus» des forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Sans l’interposition de la France, cette puissante armée aurait renversé le président Laurent Gbagbo, lâché par une bonne partie des militaires. Ah ! quelle belle armée, formée de plusieurs dizaines de milliers d’impétueux fantassins…
Retour à la réalité. La rébellion ivoirienne n’a jamais compté que quelques centaines de militaires ivoiriens. Quatre ans plus tard, le numéro un ivoirien le révèle avec une sorte de délectation gourmande. «Ce sont 437 militaires qui sont dans la rébellion. On les connaît. On a leur nom. Les autres viennent de partout. On parle de 2 000 voire 4 000, c’est faux. Le moment venu, je publierai la liste.»
L’aspect psychologique du DDR est souvent négligé. Le désarmement représente, pour la ligue politique qui a abreuvé le monde de mensonges depuis le 19 septembre 2002, une sorte de déshabillage grandeur nature – la fin d’une imposture. Au-delà de ce que la rébellion ivoirienne ne compte pas plus de 5% des effectifs initiaux de l’armée (ce qui discrédite le fond idéologique du concept d’Etat-major intégré), le cantonnement par exemple donnera une idée claire du nombre des recrues du MPCI, qui est très loin des chiffres fanfarons que brandissaient Soro et ses hommes, pour voler l’argent du contribuable international dans l’acquiescement général.
Et surtout… La réunification permettra à tous les Ivoiriens de voir les prouesses des «forces nouvelles». Universités pillées, matériel hospitalier démonté, établissements hôteliers ruinés… Le programme politique de ceux qui conspirent pour le déclin de la Côte d’Ivoire est clairement résumé par l’état dans lequel ils ont mis les zones occupées.»