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samedi, 30 septembre 2006
«Sorties hasardeuses et haine viscérale contre le Président ivoirien - Chirac, meilleur directeur de campagne de Gbagbo»
Le Temps — 30 septembre 2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=215503 :
par Théodore Tomin :
«Le chef de l'Etat français en veut terriblement à Laurent Gbagbo et à son régime. Ses attaques gratuites et répétées contre le pouvoir d'Abidjan dénotent d'une volonté farouche d'en finir ''très rapidement'' avec son homologue ivoirien. Mais, ce que le locataire de l'Elysée semble ou feint d'ignorer et qui apparaît comme une vérité incontestable, c'est que ses sorties haineuses et injustifiées contribuent davantage à l'agrandissement du cercle des admirateurs du Président ivoirien. Pour ainsi dire, la France de Jacques Chirac fait à travers ses diatribes aussi violentes que provocatrices, une belle campagne pour le candidat Laurent Gbagbo. Cela est d'autant réel que le chef de l'Etat ivoirien, vilipendé, contesté et isolé en début de cette crise, a fini par se faire de gros alliés dans la sphère décisionnaire. En d'autres termes, Laurent Gbagbo gagne en sympathie et en estime de la part d'une bonne frange de la communauté internationale. Sans le vouloir, la France chiraquienne a mis en exergue la grande vision politique du n° un ivoirien. Le monde entier sait, aujourd'hui, la nature de la crise qui secoue la Côte d'Ivoire et le rôle joué par la France. Plus à travers les discours peu amènes des autorités de Paris, que les missions d'explication initiées par Abidjan-Jacques Chirac, en voulant noircir le Président Gbagbo a contribué à sa promotion, tant en Côte d'Ivoire, qu'à l'extérieur.»
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jeudi, 28 septembre 2006
«Départ des troupes françaises: Affi N’Guessan entame l’offensive diplomatique»
Pascal Affi N’Guessan est vice-président de l’Internationale Socialiste. Quel écho a-t-il en France quand il demande instamment le départ des troupes françaises ? Les Français ne sont-ils pas fondés à s’interroger sur l’étrange discrétion des médias français sur un fait d’une telle importance ?
Notre Voie — jeudi 28 septembre 2006 - http://news.abidjan.net/article/?n=215026 :
par Allan Aliali
«La déclaration de rupture d'avec la France du Front populaire ivoirien (FPI) ne sera pas une déclaration de principe. Depuis hier, en effet, son président, Pascal Affi N'Guessan, a entamé une vaste offensive diplomatique dans les chancelleries africaines. Il s'agit, pour lui, de solliciter le soutien des pays membres de l'Union africaine pour obtenir le départ des troupes françaises, l'obstacle, selon lui, à la paix en Côte d'Ivoire. Pour la première journée, le président Affi N'Guessan a visité les ambassades du Niger, du Nigeria, dans la matinée et dans l'après- midi celle de l'Angola. A l'ambassade du Nigeria, en l’absence de l'ambassadeur en congé, le président du FPI a été reçu par le chargé d'affaires M.A.F. Okoh. A son hôte du jour, le chef du FPI a fait l'historique du processus de paix. Il a déclaré que le processus bute sur la question du désarmement. Qui, pourtant, est le premier point à appliquer sur la feuille de la route. “Le processus de paix est bloqué, parce que le rebelles refusent de désarmer, malgré toutes les concessions faites par le président de la République et son peuple”, a déclaré le président du FPI. “Chaque fois que nous avançons, les rebelles évoquent d'autres problèmes : amnistie, réformes législatives, éligibilité à la présidence, grade des combats et, à chaque fois, la communauté internationale, à travers la France, a satisfait à leurs caprices”, a-t-il expliqué.
Pour lui, si la crise perdure, c'est parce que la France soutient à visage découvert la rébellion. M. Affi N'Guessan a donc soutenu que la paix passe par le retrait des troupes françaises qui ont fait preuve de forfaiture. “Ce sont elles qui empêchent le désarmement et la réunification du pays. La France a montré suffisamment qu'elle est là pour régler un problème personnel et non pour instaurer la paix”, a-t-il ajouté. Il a étayé ses propos en rappelant plusieurs événements : l'opération Dignité en novembre 2004, l'attaque de la résidence du chef de l'Etat, les communiqués du GTI rédigés par la France, de même que les sanctions prises contre tous ceux qui défendent les institutions. “On ne peut plus accepter l'arrogance de la France. La Côte d'Ivoire n'est pas une colonie de la France. Personne ne lui a donné mandat pour gérer la crise de la Côte d'Ivoire”, a-t-il fulminé. Il a, par ailleurs, proposé que les troupes françaises soient remplacées par des troupes africaines plus neutres. M. Affi N'Guessan a aussi demandé que l'Union africaine s'approprie la résolution de la crise. En mettant à la disposition de la Côte d'Ivoire sa diplomatie et des troupes militaires. “Il faut que l'Union africaine tire les leçons des quatre ans de crise et parte à l'essentiel. Que la communauté internationale soutienne la légalité en Côte d'Ivoire et la légalité, c'est le président Gbagbo. Les autres sont dans l'illégalité”, a souligné le président du FPI. En réponse, le chargé d'affaires de l'ambassade du Nigeria a déclaré que son pays mettra tout en œuvre “pour qu’une solution efficace soit trouvée à la crise”. Partout où il est passé, le président Affi N'Guessan a livré le même message. La croisade du président Pascal Affi N'Guessan se poursuit aujourd'hui. Il sera dans les ambassades du Bénin, de l'Afrique du Sud, de la Chine, Russie.»
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mercredi, 27 septembre 2006
Pourquoi Compaoré lâche «ses petits» de la rébellion ?
Le Courrier d’Abidjan — Parution N° 826 du Mercredi 27 Septembre 2006 — http://www.lecourrierdabidjan.info/page_article.php?id=15...
par Saint-Claver Oula
«La visite de «travail et de concertation» de Mbeki en territoires ivoirien et burkinabé en début de semaine clôt définitivement le débat sur la poursuite ou non de sa médiation dans la crise ivoirienne. Ses rencontres avec le Premier ministre Charles Konan Banny et Blaise Compaoré à l’issue desquelles ceux-ci ont donné leur bénédiction au président Thabo Mbeki après que le bloc rebelle se soit rebellé contre lui achève de leur rabattre le caquet. Thabo Mbeki demeure médiateur dans la crise ivoirienne et est en train de rechercher, avec le président Laurent Gbagbo et ses pairs de l’Union africaine, un plan alternatif de sortie de crise. La résolution du conflit ivoirien n’étant plus au stade des négociations dans lesquelles la mauvaise foi, la haine ont disputé la place aux intérêts mesquins, des solutions concrètes s’imposent aux acteurs ivoiriens. C’est pour cette raison que le président Thabo Mbeki n’a plus voulu s’empêtrer dans des rencontres infructueuses avec les partis politiques ivoiriens qui ramènent toujours le débat à leur nombril.
Ce qui achève de donner espoir dans la poursuite du processus, c’est l’attitude conciliante du président du Burkina Faso. Face cachée de l’iceberg qui ronge la stabilité de la Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré commence peut-être à s’assagir – même s’il n’est pas exclu qu’il veuille endormir l’adversaire pour le poignarder dans le dos – dans le traitement du dossier ivoirien. D’aucuns soutiendraient que, eu égard au prochain départ de son parrain de l’Elysée, le beau Blaise serait à la recherche d’amitiés et de protection dans la sous-région et, au-delà en Afrique. Et l’Afrique du Sud dont la voix porte dans le concert d’autres grandes puissances dans le monde ferait un bon allié.
En venant accueillir Gbagbo et Mbeki à l’Aéroport international de Ouagadougou ce mardi 26 septembre avec des membres de son gouvernement et des présidents d’Institution, et en exprimant publiquement sa confiance pleine et entière au médiateur de la crise ivoirienne, le n°1 du Burkina Faso, président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, veut, selon son entourage, prendre du recul par rapport à une rébellion ivoirienne à laquelle son image est fortement liée et qui écorne sa réputation (qui était, de toute façon, déjà sulfureuse). Pis, son pays souffrirait de la situation de crise en Côte d’Ivoire, et il pourrait beaucoup perdre en cas d’embrasement de la région ouest-africaine. Et dans ce cas, il n’en sortirait pas indemne.»
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lundi, 25 septembre 2006
«Casses de la Bceao de Bouaké, Man et Korhogo - Mamadou Koulibaly : “L`argent a été blanchi à Dakar”»
L'intelligent d'Abidjan - lundi 25 septembre 2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=214434 :
«Pour la deuxième fois, le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly a répondu favorablement à l'invitation des membres du parlement " Cour suprême " de Yopougon-Port-Bouët le samedi 23 septembre 2006. A cette occasion, a, une fois encore, fustigé le pillage des richesses de la Côte d'Ivoire par la France et la rébellion ivoirienne.
La répétition est une vertu pédagogique, dit-on. Le président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly était de nouveau dans la commune de Yopougon, précisément au quartier Port-Bouët 2, sur invitation du secrétaire général du parlement “La Cour suprême”, Moïse Kouamé qui, pour la circonstance, a eu le soutien des responsables de certains autres parlements notamment Boston de Wassakara, club fraternel de Banco 2 et Tiantigui d'Andokoi. Dans leurs différentes allocutions, ces responsables ont salué l'engagement du président de l'Assemblée nationale pour la paix et l'ont assuré de leur soutien sans faille. Invité spécialement par le Pr Mamadou Koulibaly, le président des jeunes burkinabé de Côte d'Ivoire, Dominique Gnissi, a pour sa part, confirmé le pillage du cacao, du café, du coton et du bois ivoirien au profit du Burkina Faso. " Le café, le cacao et le bois de Côte d'Ivoire sont vendus illégalement au Burkina Faso. Je suis allé dans mon pays, et j'ai vu cela. Le Nord de la Côte d'Ivoire est en train d'être pillé pour entretenir les rebelles. Nous nous sommes engagés dans la lutte auprès de la République, nous sommes appelés à vivre avec les Ivoiriens dans la solidarité et nous devons être reconnaissants vis-à-vis du peuple de Côte d'Ivoire", a indiqué Dominique Gnissi. Qui par ailleurs a traduit son soutien au Pr Mamadou Koulibaly dans son combat pour la libération de la Côte d'Ivoire du joug colonial. "Il ne s'agit pas d'une crise identitaire en Côte d'Ivoire. Nous devons démontrer à la France que la Côte d'Ivoire cherche son indépendance économique", a-t-il dit avant d'inviter ses compatriotes à ne pas se tromper de combat et à aider le président Gbagbo à libérer la Côte d'Ivoire. "La Côte d'Ivoire a des richesses que nous voulons partager, mais dans le respect des lois ivoiriennes", a conclu Dominique Gnissi dans un tonnerre d'applaudissements. Intervenant à son tour, le Pr Malick Ndiaye, chercheur à l'Université Cheick Antah Diop de Dakar au Sénégal, a tenu à saluer le Pr Mamadou Koulibaly qui a évité à la Côte d'Ivoire d'être un pays esclave en quittant la table ronde de Linas Marcoussis en janvier 2003. Poursuivant, le Pr Malick Ndiaye a fustigé la lâcheté de certains pays de la sous région. "Nous aurions dû avoir une présence plus sérieuse en analysant le problème de la Côte d'Ivoire qui n'est pas spécifique à ce pays. C'est l'économie ivoirienne qui est convoitée par les grandes puissances qui se servent des problèmes internes pour créer des troubles", a-t-il soutenu. La question de la paix étant majeure, le Pr Malick Ndiaye a invité les leaders politiques et les responsables des Forces nouvelles qu'il a rencontrés, à œuvrer pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire. Prenant la parole devant les populations de Port-Bouët II qui ont massivement effectué le déplacement, le Pr Mamadou Koulibaly est une fois encore revenu sur le trafic du cacao ivoirien. ''50 à 60000 tonnes de cacao sont vendues par an au Burkina Faso. Adama Bictogo qui est conseiller de Banny prend une partie et une autre revient à son patron et ils disent qu'ils se battent pour le nord. C'est faux ! ils se battent pour leurs propres poches. Le résultat de la guerre c'est Bictogo qui est riche et le reste de la population est pauvre. Nos frères volent les richesses et Chirac et sa force Licorne les assurent de leur protection. Telle est la Côte d'Ivoire que Chirac veut. Le peuple dit non, l'époque de l'esclavage est terminée et si nous réussissons à lever le verrou, tous les autres pays lèveront la tête mais si nous avons peur, nous resterons dans la misère et la pauvreté'', a-t-il déclaré. Abordant les casses des agences de la Bceao de Bouaké, Man et Korhogo, le président de l'Assemblée nationale a soutenu que l'argent de ces casses ''a été blanchi à Dakar'' et que le président sénégalais, Abdoulaye Wade et son fils sont ''impliqués dans ce scandale''. Pour Mamadou Koulibaly, le déversement des déchets toxiques à Abidjan avait pour but d'amener les Ivoiriens à se soulever. ''C'était un plan tout tracé par la France. Le patron de Trafigura qui est à la Maca est un ami de Chirac, il faut donc être vigilant afin qu'il ne s'échappe pas, parce que d'une pierre on peut faire plusieurs coups'', a-t-il indiqué tout en souhaitant que les victimes de ces déchets soient indemnisées afin que justice soit rendue au peuple ivoirien. Par ailleurs, le Pr Mamadou Koulibaly s'est élevé contre la volonté du président français d'établir une liste électorale qui ferait son affaire pour les élections présidentielles en Côte d'Ivoire. ''Chirac est en fin de mandat et il veut absolument que Gbagbo parte avant lui. Il demande de nouvelles listes électorales sur une base qu'il a choisie lui-même. Le peuple ivoirien dit non'', a-t-il dit avant d'inviter les jeunes à expliquer au Rdr et au Pdci que ''les ennemis de la Côte d'Ivoire, c'est la France qui pille les richesses ivoiriennes. ''Nous voulons être libres, nous sommes fatigués d'être les plus pauvres et indignes”, a conclu le Pr Mamadou Koulibaly.
O.D»
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