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dimanche, 30 juillet 2006
CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com : «"Spécialiste" de la Côte d’Ivoire !»
(Article CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com)
«Le blog de Théo : «Spécialiste» de la Côte d’Ivoire !
Son nom est Antoine Glaser. Il est le rédacteur en chef de La Lettre du continent, lettre confidentielle dont les abonnements sont très chers parce qu’elle a réussi à faire croire qu’elle était très informée. Il écrit, avec Stephen Smith – ex-Libération, ex-Le Monde – des livres qui font autorité comme Ces Messieurs Afrique 1 et 2 et Comment la France a perdu l’Afrique. Il a donné, mercredi dernier, une interview au Nouvel Observateur, du haut de son statut de «spécialiste» de l’Afrique, donc de la Côte d’Ivoire. Assommant ! A la question «Quelles sont les conditions d’obtention de la nationalité ivoirienne et les problèmes qu’elle entraîne ?», il a répondu ceci : «Au départ, il fallait, pour l’obtenir, être né de père et de mère Ivoiriens. Puis les conditions ont changé, et il faut désormais qu’un des deux parents soit Ivoirien. Le cas d’Alassane Ouattara symbolise bien le flou qui entoure cette notion, Laurent Gbagbo a décidé qu’il pouvait être candidat à l’élection présidentielle alors même qu’il n’a pas la nationalité ivoirienne. Pour les habitants du nord, l’obtention de la carte d’identité fait d’eux des citoyens à part entière, qui peuvent exercer leur droit de vote. Or, encore une fois, Laurent Gbagbo s’appuie sur un article de la Constitution qui stipule qu’il est possible de voter seulement cinq ans après avoir obtenu la nationalité. D’un point de vue juste technique, un appel d’offre vient d’être lancé pour savoir quelle société fabriquera les cartes d’identité. Ça en dit beaucoup sur le processus en cours. Il est fortement probable que les 3 millions de personnes qui doivent encore être recensées ne puissent pas l’être avant la date du 31 octobre 2006». Formidable tissu d’amalgames et de contrevérités prouvant qu’Antoine Glaser n’a jamais lu ni le Code de la nationalité ni la Constitution ivoirienne et qu’il s’en fiche – la vérité est-elle seulement importante quand il s’agit du «continent maudit» ? Nous laissons le soin aux juristes de répondre point par point aux énormités de Glaser, qui confond allègrement nationalité et éligibilité, mais aussi Constitution, Code électoral et Code de la nationalité, et mélange tout avec tellement d’art que le lecteur français y comprend encore moins après l’avoir lu qu’avant. Et si c’était là l’effet recherché ?
Théophile Kouamouo»
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vendredi, 28 juillet 2006
CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com : Soldats français tués à Bouaké - L’État ivoirien demande une autopsie
«Bombardement d’un camp de soldats français à Bouaké - L’Etat ivoirien exige l’exhumation des corps»
Soir Info — N° 3576 du 28/7/2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=204193 :
(Article CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com)
«Le général Mathias Yamoun Doué, ancien chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci) est à nouveau dans le viseur du parquet militaire, deux mois après un mandat d’arrêt international lancé à son encontre. Cette fois-ci, c’est à la requête des avocats de l’Etat ivoirien {qu’il} est sommé de comparaître {…} devant le juge militaire chargé du dossier du bombardement d’un camp de soldats français à Bouaké. Principal sachant dans cette rocambolesque affaire, le témoignage de Doué est très attendu. En effet, le dossier des 9 militaires français de l’opération Licorne {tués} à Bouaké {…} le 4 novembre 2004, vient d’être “ressuscité” par le parquet militaire, à la requête des avocats de l’Etat ivoirien.
Selon Me K.T.Y que nous avons rencontré, hier, au Tribunal militaire d’Abidjan (TMA), il est capital, pour la manifestation de toute la vérité, {…} de lever un certain nombre d’ambiguïtés qui entourent le dossier. C’est pourquoi, dira-t-il, les avocats de l’Etat réclament des preuves, notamment “les rapports d’autopsie et les certificats médicaux des personnes blessées” {…}. Pour lui, ces preuves minimales passent absolument par {une autopsie}. Cette “autopsie qui devrait être effectuée par des médecins légistes ivoiriens assermentés passe nécessairement par l’exhumation des corps de ces soldats qui auraient été tués par l’aviation ivoirienne le 04 novembre 2004 à Bouaké”.
Tués le 04 novembre 2004, les soldats avaient été, à brûle-pourpoint, évacués d’urgence en France, où ils ont été inhumés, sans qu’aucune autopsie n’ait été pratiquée, ouvrant la porte à des commentaires et échauffant la bile à des Ivoiriens qui avaient conclu à un simulacre d’assassinat. Dans une commission rogatoire signée du parquet militaire d’Abidjan, adressée le 15 juillet dernier au juge d’instruction militaire de Paris, les avocats exigent qu’il soit “produit au dossier les rapports d’expertise concernant les armes et les munitions utilisés lors du bombardement”. Ils exigent qu’il soit remis la copie du film sur le décollage des Sukhoï. Ils souhaitent, en outre, “auditionner le commandant Yssard, officier de liaison de la force Licorne près les autorités militaires chargées des théâtres des opérations à Yamoussoukro, en l’occurrence le général Philippe Mangou”.
Les enquêteurs, qui ont déjà entendu le co-pilote ivoirien, s’intéressent particulièrement au regard des renseignements parvenus au parquet militaire qui font état de ce que le pilote aurait, délibérément, largué des bombes sur le camp militaire français, alors que son co-pilote ivoirien s’y était opposé, à la boîte noire aujourd’hui introuvable du Sukhoï. Or, tout le mystère des bombardements est contenu dans cette fameuse boîte noire.
Le parquet militaire, tout comme les avocats de l’Etat, n’est toujours pas parvenu à démêler l’écheveau du mobile exact de l’attaque du camp français. “Qui a intérêt à ce que soit attaquée la base militaire et de qui les pilotes ont-ils reçu l’ordre de larguer les bombes sur le camp des français ?" Ce mystérieux ordre donné aux pilotes ivoiriens, la disparition de la boîte noire, les conversations entre les deux pilotes apparaissent, pour les avocats, comme des énigmes qu’il convient d’éclairer par tous les moyens.
Dans la quête de la vérité, les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire ont requis le parquet militaire de faire comparaître, par tous les moyens, le général Mathias Doué, ancien chef d’état-major des Fanci le principal sachant dans ce dossier, aujourd’hui en exil. “Entendu qu’il ressort du dossier que les renseignements militaires ont été rapportés par le général Mathias Doué, chef d’état-major au moment des faits, il y a lieu de convoquer à comparaître le général Mathias Doué aux fins d’être entendu sur les rapports, aussi bien verbaux qu’écrits qui lui ont été communiqués sur les faits commis à Bouaké par l’aviation ivoirienne. Qu’il échet d’ordonner sa recherche jusqu’à comparution, au besoin, par la force, devant le juge” indique la commission rogatoire transmise au juge militaire de Paris. Partout où il se trouve, Doué devrait être interpellé et mis à la disposition du parquet militaire, afin qu’il éclaire le tribunal. Deux mois après le mandat d’arrêt international émis contre le général Doué, il se retrouve à nouveau dans le viseur du parquet militaire, cette fois, à la requête des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire.»
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jeudi, 27 juillet 2006
Reste-t-il quelques sanctions onusiennes à grappiller contre la résistance panafricaine des patriotes ivoiriens ?
Le forcing qu’opère le pouvoir français au sein de la jungle onusienne pour obtenir de nouvelles sanctions contre la Côte d’Ivoire républicaine ne trompe apparemment que l’opinion française et ceux qui la font. Tandis que, cas exemplaire, Hoffnung tentait hier dans Libération (http://www.liberation.fr/actualite/monde/195448.FR.php) de nous vendre ce qu’il donne comme sa certitude que les rebelles — c’est juré ! une nouvelle fois, comme depuis trois ans et demi — désarmeront enfin quand l’identification sera terminée, la mobilisation des patriotes a obtenu une temporisation — et un accord qui vise à déboucher sur plus de transparence. Hélas cela s'est fait suite à ce que la volonté onusienne de passer en force contre les patriotes, là où on s’est toujours gardé de montrer quelque autorité que ce soit contre la rébellion françafricaine, ait occasionné des violences mortelles.
Cela dit, que signifie à présent cette énième promesse rebelle de désarmer après avoir quasiment tout obtenu ? Désarmer après le gonflage des listes d’électeurs de quelques millions d’inscrits ? On en sera effectivement presque, avec l’appui franco-onusien, à la réussite du coup d’État raté de 2002. La promesse des rebelles et de l’Onu que Hoffnung annonce sans rire revient à peu près à annoncer que le désarmement de la rébellion se fera après son obtention du pouvoir !
Et pour aider à cela, le pouvoir français fait le forcing à l’Onu pour obtenir des sanctions, tandis que, comme le constate amèrement Hoffnung, «l’Onu réfléchit». Ce que ne se demande pas Hoffnung, c’est ce à quoi peut bien réfléchir l’Onu. On en exige des sanctions nouvelles ! Le problème est que le sac à sanctions est presque vide, et a montré son inefficacité. Les leaders de la galaxie patriotique se sont vus interdire de sortir du territoire et se sont vus «geler leurs avoirs à l’étranger» (que manifestement, ils n’ont pas !). Effet de ces sanctions ? Nul ! et pour cause.
(Notons que pendant que l’Onu a sanctionné des patriotes manifestant à mains nues, elle laisse les mains libres, leurs avoirs à l’étranger et leur droit de circuler ou de parader sur les plateaux-télé parisiens aux auteurs de massacres avérés et reconnus par la même Onu ! Ou encore, après que la France ait détruit le potentiel militaire de l’armée légale et obtenu de l’Onu qu’elle ne puisse réarmer, on s’est bien gardé de fermer les frontières nord par où l’on sait pertinemment que les armes de la rébellion transitent.)
Et l’Onu réfléchit (comme le regrette amèrement Hoffnung qui voudrait qu’elle fasse plus ostensiblement le fond de tiroir de ses sanctions). Outre donc que son sac est presque vide, l’Onu réfléchit vraisemblablement, étant mieux renseignée que l’opinion française, sur l’effet prévisible que cet acharnement pourrait avoir sur l’opinion africaine en général. À titre d’exemple, sur ce blog hier, un article où l’on voit que l’opposition burkinabè soutient les patriotes ivoiriens (Burkinabè pourtant censément, selon les médias français, victimes de ces mêmes patriotes : étrange masochisme !). Toujours à titre d’exemple, voir ci-dessous un article de l’opposition camerounaise, qui elle aussi, soutient les patriotes ivoiriens. Cela sans compter le pouvoir sud-africain.
Contrairement à l’opinion française (et apparemment à Hoffnung), l’Onu n’ignore pas que pousser le bouchon trop ostensiblement trop loin contre la résistance des patriotes panafricains de Côte d’Ivoire pourrait déboucher sur des émeutes anti-françaises dans d’autres capitales d’Afrique ! Témoignage de Nathalie Yamb, journaliste camerounaise (Le Messager, mardi 13 juin 2006) :
«Hier, à Douala, dans la rue, j’entendais des jeunes Camerounais parler. Ils évoquaient la situation en Côte d’Ivoire. Uni sono, ils affirmaient qu’ils allaient "casser du français" au Cameroun si l’armée de Chirac touchait au président ivoirien Laurent Gbagbo. Afrique, ta nouvelle guerre de décolonisation a commencé.»
Voilà qui donne à réfléchir partout, sauf, apparemment, dans la presse française !
*******
Le Messager (Douala - Cameroun) — 25-07-2006 — http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=29&am...:
«Côte-d’Ivoire. Les audiences de la discorde
L’identification de la population avant les élections, sans désarmement, relance la guerre des tranchées.
Les audiences foraines ouvertes en Côte-d’Ivoire pour l’identification de la population en vue de l’élection présidentielle attendue, tournent au drame. Dimanche, elles ont été au centre de violents affrontements entre partisans du pouvoir et ceux de l’opposition dans la ville de Divo, au centre ouest du pays, à près de 200 km d’Abidjan. Selon le maire de la ville, Dadié Kodé, ces affrontements qui ont commencé samedi et se sont poursuivis dimanche, auraient fait “ quatre morts et 17 blessés au moins, dont neuf par balles ”. On se rappelle que le Front populaire ivoirien (Fpi), parti dont est issu le président ivoirien Laurent Gbagbo, a lancé le 14 juillet, un mot d’ordre de boycott actif, pour s’opposer et même empêcher la tenue de ces audiences foraines, dans les conditions actuelles de leur organisation. Ce boycott a atteint un point critique avec l'opération " Ville morte" qui a paralysé la ville d'Abidjan mercredi dernier. Depuis, les audiences foraines sont non seulement perturbées, mais aussi accompagnées d’actes de violences ici et là.
Des 50 sites ouverts sur l’ensemble du pays, seule une vingtaine sont opérationnels, essentiellement en zone sous contrôle de la rébellion. Ailleurs, c’est pratiquement le chaos. Les audiences foraines n’ont pas pu avoir lieu dans 30 des 34 localités retenues en zone gouvernementale où elles ont souvent viré au pugilat. Dans la localité de Sinfra, le véhicule de liaison des magistrats a été incendié. A Abobo, quartier d’Abidjan sous contrôle du Rassemblement des républicains (Rdr) de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, des affrontements ont opposé des militants de ce parti aux Jeunes Patriotes. D’autres affrontements ont laissé quatre blessés sur le carreau dans la localité de Abengourou. Et rien n’indique que la liste des victimes ne pourrait pas s’allonger dans les prochains jours, puisque le Rassemblement des houphouëtistes qui regroupe les principaux partis de l’opposition, invite désormais ses militants à se “ mobiliser partout et en permanence pour débloquer les audiences foraines ”.
Le bien fondé des audiences
Comme les chemins de l’enfer, généralement pavés de bonnes intentions, à l’origine des audiences foraines, il y a une idée noble : identifier les personnes vivant en Côte-d’ivoire sans papiers et leur établir des pièces d’identité, cartes nationales d’identité pour les Ivoiriens, cartes de résident pour les originaires d’Afrique de l’Ouest et cartes de séjour pour les étrangers non originaires d’Afrique de l’Ouest ; les premiers devant prendre part aux élections ivoiriennes. L’opération qui concerne 3.5 millions de personnes dont près de deux millions sont dans le nord du pays, selon l'Institut national de la statistique, devrait durer deux mois et coûter quelque 20 milliards de francs Cfa à l’Etat ivoirien. En pratique, des équipes de magistrats et fonctionnaires de l'état civil se rendent dans les quartiers et villages pour établir des actes d'état civil aux personnes qui en sont dépourvues. Ces équipes ont notamment recours à des témoignages du voisinage pour établir qui est ivoirien et qui ne l’est pas. Au vu de la loi, toute personne âgée de treize ans ou plus, peut prétendre à la nationalité ivoirienne, si elle prouve qu’un de ses parents est né sur le territoire ivoirien.
Toute la classe politique ivoirienne reconnaît le bien fondé de l’identification de la population vivant en Côte-d’Ivoire, y compris le Fpi. Devant l’histoire, le Front populaire ivoirien est l’initiateur des audiences foraines en Côte-d’Ivoire. Du temps où il était dans l’opposition, Laurent Gbagbo fut en mars 1998 le premier homme politique ivoirien à poser publiquement le problème crucial des personnes sans papiers dans leur propre pays et à souligner la nécessité de donner une existence juridique à des milliers d'Ivoiriens dont la naissance n'a pas été déclarée à l'état civil. Ce qui avait conduit le gouvernement Pdci (Parti démocratique de Côte-d’Ivoire) de l’époque, sous la pression de l’Union européenne, à procéder à une vaste campagne d’identification, notamment en baissant considérablement le coût de la carte nationale d’identité. Parvenu au pouvoir, le Fpi a fait voter une loi sur l’identification, la loi 2002-03 du 3 janvier 2002, dite ‘’Loi Boga Doudou’’, qui consacre notamment les audiences foraines dans le processus d’identification de la population.
Le Fpi pas d’accord
Aujourd’hui, les audiences foraines sont devenues un gros enjeu électoral. Les 3.5 millions de personnes à identifier pèsent lourd et peuvent faire pencher l’élection présidentielle cruciale attendue, dans un sens comme dans l’autre. Justement, le Fpi accuse ses adversaires politiques de vouloir se servir de l’identification pour nationaliser des étrangers, et ainsi, gonfler l’électorat et “ transformer artificiellement la minorité en majorité par des audiences foraines ”, selon les mots de Laurent Gbagbo. Redoutant des fraudes massives dans le nord de la Côte-d’Ivoire sous contrôle de la rébellion, véritable no man’s land interdit à toutes les forces politiques autres que le parti d’Alassane Ouattara, le Fpi avait demandé que l’identification de la population soit précédée du désarmement qui devrait permettre le retour de l’administration dans cette zone, et par conséquent rassurer les fonctionnaires chargés de mener les audiences foraines, et les populations qui y sont invitées, mais qui ont peur d’agir sous le diktat des rebelles toujours armés. Seulement, ce préalable qui relève objectivement du simple bon sens, n’a pas trouvé grâce auprès des médiateurs de l’Union africaine, le Congolais Sassou Nguesso notamment, qui a, en revanche, ordonné que l’identification et le désarmement se fassent concomitamment, donc en même temps.
Cette concomitance a, depuis, été reléguée aux calendes grecques. La communauté internationale a oublié le désarmement, il n’est plus question que de l’identification et des audiences foraines. Et, ceux qui osent revendiquer le désarmement ou demander une meilleure organisation des audiences foraines sont qualifiés d’ “ ennemis du processus de paix ” par la diplomatie française et menacés de sanctions individuelles par le Gti, groupe international de travail à qui le Conseil de sécurité de l’Onu a confié la tutelle de la Côte-d’Ivoire. Or, sans désarmement et retour de l’Etat dans le nord du pays, y a-t-il la moindre garantie de fiabilité de l’opération d’identification ? Les audiences foraines y sont cornaquées par les rebelles qui disent avoir pris les armes pour que Alassane Ouattara puisse être candidat et président, et par des responsables politiques du Rdr. Déjà, en zone gouvernementale, des militants du Rdr ont été arrêtés en possession de faux cachets des services et administrations, d’imprimés de certificats de nationalité, d’attestations de nationalité, de photocopies d’extraits de naissance, etc. Ce qui n’est pas pour délégitimer les craintes du Fpi quant aux possibilités de fraudes à la nationalité en zone sous contrôle de la rébellion.
La bataille des audiences foraines vient ainsi rappeler que le désarmement est la clé de la paix en Côte-d’Ivoire. Sans ce désarmement, il sera difficile d’organiser des élections crédibles dont les résultats n’annonceront pas de nouvelles guerres. Mais, y a-t-il véritablement du monde au sein de la communauté internationale pour vouloir ce désarmement, tant de fois ordonné mais jamais réalisé ?
Par Ambroise EBONDA
Le 25-07-2006»
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mercredi, 26 juillet 2006
CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com : Coup d’État électoral en Côte d'Ivoire
(Article CENSURÉ SUR blogs.nouvelobs.com)
«COUP D’ETAT ELECTORAL EN COTE D’IVOIRE
LES PATRIOTES REPRENNENT DU SERVICE
Comme ils se sont mobilisés au lendemain du 19 septembre 2002 contre la tentative de coup d’Etat militaire, comme ils sont remontés au charbon pour enrayer le coup d’Etat constitutionnel de Marcoussis et comme ils sont restés intraitables pour contrecarrer le coup d’Etat onusien après le refus d’appliquer les accords de Pretoria, aujourd’hui les Patriotes reprennent du service pour faire échec au coup d’Etat électoral en cours, et le terme ici n’est pas faible.
L’IDEE FIXE DU COUP D’ETAT
Toutes les entreprises pour démettre le président ivoirien ayant en effet échoué face à la fidélité de l’armée régulière, à la résistance opiniâtre des Patriotes et à la perspicacité du pouvoir (en dépit de l’inégalité des forces en présence), la «coalition internationale» pense avoir enfin trouvé une botte secrète. Laquelle ? Eh bien, des élections maîtrisées de bout en bout pour pouvoir éjecter une fois pour toutes, de façon inodore, insonore, incolore, l’indésirable président de son fauteuil. La stratégie est simple et bien éprouvée.
S’il est vrai qu’une élection est déterminée par le corps électoral, donc par ce pouvoir que constituent tous ceux qui sont en situation légale pour pouvoir voter, il suffit alors de prendre toutes les dispositions (plutôt mauvaises en la circonstance) pour avoir le surnombre à ce niveau. Dans la plupart des pays africains, il y a bien longtemps que cette recette est appliquée avec succès. Par le jeu combiné des votes multiples et notamment de ceux des étrangers, des listes parallèles, de l’omission des adversaires sur les listes, des encres non indélébiles, des cartes et bulletins en surnombre, de la domestication des structures électorales et avec l’aide de sondages bidouillés, des partis au pouvoir ont toujours su manœuvrer pour passer avec des scores même staliniens, construisant ainsi une démocratie de pure façade. La coalition internationale s’est persuadée que cette recette peut trouver à s’appliquer avec un bonheur encore plus subliminal en Côte d’Ivoire. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce pays est divisé en deux, avec au Nord un territoire où n’existe aucune vie démocratique, où n’existe aucune presse plurielle, où des rebelles en armes continuent de régner en maîtres et seigneurs. Dans cette partie du territoire, les archives ont pratiquement disparu, il n’y a pas d’Etat-civil, l’administration a plié bagages et avec elle, beaucoup de civils se sont retrouvés au Sud du pays.
IDENTIFICATION AVANT DESARMEMENT = COUP D’ ETAT ELECTORAL
On voit très bien qu’une identification de la population à travers des audiences foraines n’aboutira qu’à la confection de listes passoires pour les rebelles car ceux-ci pourront donner les pièces à qui ils veulent dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Ils le feront avec d’autant plus d’aisance qu’ils restent armés et qu’ils contrôlent la CEI. La fraude, mieux que dans les Etats de démocratie factice en Afrique, pourra se dérouler comme sur du billard. La rébellion aura dans le Nord une sorte de réservoir de votants acquis. Et comme elle a droit d’entrée au Sud (ce qui n’est pas le cas pour les partisans du président Laurent Gbagbo au Nord), elle pourra y grappiller des voix en «rab» pour pouvoir conforter son avance !
Au Nouveau Réveil, qui lui posait la question de savoir pourquoi les Patriotes manifestent "depuis le lancement des audiences foraines, Blé Goudé à juste titre répond : "Nous contestons les audiences foraines dans leur forme actuelle". Et de préciser que sur les lieux du déroulement de cette opération, doivent être présents "un magistrat, un médecin, préfet ou sous préfet, un témoin, un interprète, le chef du village, et les représentants des partis politiques. Si c'est le cas en zone gouvernementale, cela est-il possible dans les zones sous contrôle des rebelles ?" (in Le Nouveau Réveil du 21 07 06).
De cela, les adversaires de Laurent Gbagbo en ont parfaitement conscience ; c’est précisément pour cela que dans la gestion de la crise, l’ordre de priorité, en dépit de tous les accords passés depuis Marcoussis jusqu’au dernier en date de Pretoria, et contre toute logique, a été inversé, arrivant à mettre en bout de chaîne du processus de pacification, le désarmement et au début, l’identification. Autant envoyer des soldats sur le champ de bataille, promettant de faire suivre les armes et toute l’intendance, bref mettre la charrue avant les bœufs. On se demande d’ailleurs, soi dit en passant, pourquoi on insiste tant sur ces documents d’état-civil car la guerre n’a eu lieu qu’en 2002 et les Ivoiriens au Nord comme au Sud, déclaraient leurs enfants auprès de services compétents de l’Etat. On peut mettre sa main au feu que la plupart des Ivoiriens en âge de voter n’ont pas brûlé leurs pièces d’état-civil parce qu’il y a eu la guerre en 2002 !
LE REFUS DE LA FORFAITURE
Le grand hic dans cette affaire, c’est que la ficelle est tellement grosse qu’elle se voit comme le nez au milieu du visage. Le pouvoir ivoirien n’est pas dupe et c’est pour cela qu’il n’a de cesse d’en appeler au préalable du désarmement pour aller aux élections. Et comme la communauté internationale n’entend pas mettre l’accent sur cette exigence, les Patriotes ont donné de la voix. C’est ce qui explique les mouvements qu’on a constatés ces derniers jours. Il faut les voir comme l’expression d’un avertissement, comme un message pour dire que le coup d’Etat électoral ne passera pas. Le président ivoirien ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme «Je pense que le moment est venu de régler le problème du désarmement. Une fois que cela est réglé, il n’y aura plus de problème.. Depuis 4 ans, on nous dit : ‘Non, faites ça d’abord. Non, vous avez raison mais faites ça d’abord’. Et nous le faisons. Mais jusqu’où et jusqu’à quand ?». Sera-t-il entendu ? Arrêtera-t-on de continuer à faire comme si... ?
Le pouvoir lui, se prépare à toute éventualité et il sait mieux que quiconque que les élections dans les conditions voulues par la communauté internationale, c’est tout simplement sa mort. Alors, tant qu’à mourir, Laurent Gbagbo et les siens pourront choisir d’autres voies plus héroïques. C’est dire que la France a beau multiplier les communiqués comme au temps de l’ « Empire » et les Nations Unies menacer toujours les mêmes de sanctions, rien ne pourra ébranler la détermination de vivre du pouvoir et de ses alliés. Le ton vient d’être donné par Blé Goudé qui dit qu’il est un cabri mort et que de ses salons feutrés où elles menacent de prendre des sanctions contre les Patriotes, les Nations Unies n’ébranleront pas leur détermination. De façon plus concrète, le président du FPI, Affi Nguessan, annonce le boycott du Gouvernement pour les ministres FPI si d’ici une semaine, il n’est pas mis fin à la mascarade de l’identification. Un autre tournant dans ce dossier ivoiro/international à rebondissements !»
V.T»
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mardi, 25 juillet 2006
L’étrange traitement par la presse française des difficultés des «audiences foraines» en Côte d’Ivoire
L’attitude — et la prise de partie — de la presse française sur la situation en Côte d’Ivoire, est générale, de l’Afp aux grands quotidiens. À titre d'exemple, parmi tant d’autres, le journal permanent.com de nouvelobs.com : ci-dessous, un bref commentaire de la dépêche intitulée "L`opposition se mobilise pour les audiences foraines" (au lien suivant :) http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20060724.OBS6195.....
Ce qui surprend à la lecture de cet article (du 24.07.06 et de l’article d’aujourd’hui 25.07.06 — http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20060725.OBS6356....), c’est l’absence totale du mot «désarmement» ! Or ce que déplore le FPI (et que ne laisse pas deviner l’article), c’est que lesdites «audiences foraines» (pour lesquelles «l’opposition se mobilise») se fassent malgré l’absence de désarmement, qui devait d’abord, naturellement (et selon l’Onu), être un préalable, puis, face à «l’impuissance» de la «communauté internationale» à l’imposer, se faire de façon «concomitante» à l’identification. Finalement le désarmement des groupes armés (les «FN»), qui devait avoir lieu au lendemain de Marcoussis, n’a toujours pas commencé !
Ce qui fait qu’avec «l’appui de la "communauté internationale"», les «audiences foraines» se font — et cela notamment en «zone rebelle» — à l’ombre des Kalachnikovs, sans la représentation des préfets ni a fortiori des partis politiques, ni même, apparemment, des journalistes (qui n’ont, par exemple, jamais signalé la séquestration durant de nombreux mois de 28 Camerounais, relâchés seulement ces derniers jours — cf. Le Courrier d’Abidjan, 22 Juillet 2006, l’article de Th. Kouamouo : «Le droit à la nausée» — http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm).
C’est ainsi que la fameuse «opposition houphouëtiste» encensée par nos médias (qui a gardé le pouvoir pendant 40 ans avant de le perdre dans les urnes en 2000 et de rater le coup d’État de 2002 visant à le lui rendre — depuis lequel elle ne désarme pas) «défit {sic} les militants de Laurent Gbagbo en se mobilisant pour la poursuite du processus d’identification de la population».
Certes le public français n’est pas très au courant de la situation ivoirienne. Cependant, dès lors, et a fortiori, que vaut un tel article, où l’on ne trouve même pas le seul mot central en l’espèce pour comprendre les événements : «désarmement» ?!
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lundi, 24 juillet 2006
France-Afrique. La dérive des continents et le silence du PS français
Voilà que la gauche d’appareil se met en rang d’oignons pour 2007. L’appareil du PS qui s’est rangé soigneusement derrière Chirac et Alliot-Marie quand l’armée française donnait secrètement (en tout cas à l’insu de l’opinion française jusqu’au reportage de Canal + trois semaines après) le feu contre les Ivoiriens – et ceux qui prétendent «rénover maintenant» le PS (Montebourg). Ce qui pose une question : y a-t-il une alternance possible en France ?
On sait à présent que le pouvoir chiraquien a ruiné, par son… «action d’éclat» en Côte d’Ivoire, le crédit de la France en Afrique. C’est à présent admis même par des porte-parole de la Françafrique, comme lorsque qu’un Stephen Smith himself affirme rien moins que : «la France a perdu l’Afrique le 6 nov. 2004 à Abidjan» !
Or qu’a fait la gauche à l’époque ? Par les voix de l’appareil du PS elle a… soutenu Chirac contre ses camarades de l’Internationale Socialiste luttant à mains nues contre des chars… français, il est vrai ! Qu’a fait l’aile contestatrice du PS (noyant les paroles de ceux qui savaient et disaient, comme Labertit, Emmanuelli ou Mélenchon) ? Par la voix de Montebourg (et son fameux appel à l’excommunication du FPI de l’Internationale Socialiste !), non-contente de se désolidariser du combat socialiste du FPI, la gauche française en a rajouté dans le dénigrement de ses camarades africains, voulant faire de leur patriotisme panafricain de la xénophobie ! Les patriotes et divers opposants aux pouvoirs françafricains des autres pays d’Afrique ne s’y sont pas trompés, qui ont rejoint le combat des Ivoiriens. Le pouvoir sud-africain a permis au plan mondial de rééquilibrer en faveur de la Côte d’Ivoire républicaine la pression diplomatique de la France officielle.
Et qu’ont dit les socialistes français ? Rien ! Ils n’ont pas saisi l’occasion pour revoir leur soutien à la politique chiraquienne en Afrique. Et aujourd’hui, préparant l’alternance, l’appareil qui a lâché ses camarades africains est rallié par la «contestation» qui a demandé de les excommunier !
Et pourtant, une alternance à gauche, une vraie alternance, avec un vrai soutien pour le combat socialiste mondial (et en l’occurrence africain) eût permis peut-être, de rendre à la France du crédit en Afrique. On ne voit pas vraiment comment la gauche elle-même pourra sortir la France de l’impasse où, par des réflexes d’un autre temps, l’a fourrée notre pouvoir. Est-il trop tard ? On veut espérer encore, mais jusqu’à quand ?
En décembre 2004, après que la trahison de la France officielle eût été suivie de la trahison des socialistes, était lancé l’appel suivant, qu’il est opportun de rappeler aujourd’hui :
«APPEL DU COLLECTIF DES ELECTEURS FRANCO-AFRICAINS DE GAUCHE
A toutes celles et à tous ceux que le parti socialiste Français a trompés, rejoignez-nous pour une prise d’opposition aux différentes déclarations de certaines personnalités politiques du Parti Socialiste (P.S.) Français.
(Lire le "Parisien" du 17/12/2004 N° 18746) dans lequel Monsieur Pierre MOSCIVICI, Secrétaire National aux Relations Internationales, a fait la déclaration suivante :
« Dans une circonstance tragique, une riposte était nécessaire car il ne fallait pas laisser penser qu’on peut impunément tuer des Français »
Cette riposte de l’armée Française qui a été applaudie par Pierre MOSCOVICI et Français HOLLANDE, a fait plus d’une cinquantaine de morts et plus de deux milles (2000) blessés sans compter la destruction de la quasi-totalité de l’aviation militaire Ivoirienne.
Comme si cela ne suffisait pas, un autre groupe de personnalités socialistes dirigé par Arnaud MONTEBOURG et Catherine TRAUTMAN a présenté le Parti Socialiste Français comme le défenseur des droits de l’homme qui œuvre dans le monde pour une paix juste et durable. Et que le Président GBAGBO "propage la haine de l’autre et organise la terreur".
Nos camarades Socialistes Français demandent que « le FPI soit exclu de la 2ème Internationale dans les meilleurs délais ».
Vous trouverez la liste des premiers signataires dans "Le Nouvel Observateur" N° 2097 du 23/12/2004.
S’il ne s’agit d’un complot ourdi contre la Côte d’Ivoire en particulier et l’Afrique en générale, comment peut-on plaider pour la démocratie et les droits de l’homme dans le monde et mettre sur un même pied d’égalité un pouvoir élu démocratiquement et une rébellion ?
Comment les Socialistes peuvent-ils soutenir une politique brutale, nationaliste, malhonnête et unilatérale qui méprise, tue, humilie les Africains et cambriole des banques Africaines ?
Même après la diffusion des images de canal+ sur les tueries d’Abidjan par l’armée Française, certains socialistes s’obstinent à faire bloc derrière CHIRAC.
Fort de ces faits ci-dessus dénoncés, nous, électeurs Franco-Africains de gauche et socialistes, avons compris que la Droite et la gauche Françaises mènent la politique de la pensée unique en Afrique, c’est-à-dire, une politique qui veut toujours maintenir le continent Africain dans une dépendance économique, politique et militaire. Une gauche socialiste qui soutient aveuglement Jacques Chirac juste parce que celui-ci défend les intérêts économiques de la France au détriment des Ivoiriens tués par l’armée terroriste de Chirac.
Et toujours des masques continuent de tomber. Des personnalités du P.S. comme Pierre Moscovici, François Hollande, Arnaud Montebourg et autres ne sont pas des humanistes, car leur vision politique socialiste n’est pas compatible avec les valeurs socialistes qu’ils prétendent soutenir.
C’est pourquoi, nous lançons un appel à tous les électeurs Franco-Africains de gauches de se mobiliser maintenant pour voter contre le parti socialiste aux présidentielles Françaises de 2007, histoire de maintenir le parti socialiste dans l’opposition le plus longtemps possible.
Chers Franco-Africains, pour une fois, unissons-nous à l’instar des communautés Juive, Musulmane, Chinoise etc. afin de constituer une force incontournable au sein de l’électorat de la Gauche Française.
Notre seule arme contre l’injustice que connaît l’Afrique, notre origine, reste désormais le bulletin de vote dans toutes les élections à venir. C’est la seule chose qui nous reste à faire pour venger nos morts et l’Afrique.
Il n’y a que de cette manière que nous pourrons réparer l’honneur tant bafoué de l’Afrique car la liberté ne se donne pas ; elle ne se négocie pas mais se conquiert sous la contrainte qui peut être de toute nature. Dans le cas présent, la droite {sic – lapsus intéressant si c’en est un !} Française mérite d’être sanctionnée pour avoir trahi son idéologie.
Franco-Africains socialistes, dites à vos enfants, femmes, amis (es) et connaissances d’aller s’inscrire nombreux sur les listes électorales de leurs mairies de résidence.
Des meetings de mobilisations et de sensibilisation seront organisés dans toute la France pour donner rendez-vous au parti socialiste en 2007 car sans vos voix les socialistes de HOLLANDE ne représentent rien devant la Droite Française unie.
Contact : cefag_42@hotmail.fr
M. LIADE
M. TIEBRO»
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