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mardi, 31 octobre 2006

«Avant la nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire, Chirac jette l'éponge à l’ONU»



Tel est le titre de Notre Voie reproduisant l’article de l’AFP ci-dessous.
Ironie, bien sûr, quand l’AFP, elle, avait titré son article (repris par Notre Voie) :
«Côte d’Ivoire: calme fébrile à Abidjan avant une décision de l’ONU» (lundi 30 octobre 2006 — http://news.abidjan.net/article/?n=220218).

Notre Voie
— mardi 31 octobre 2006 — http://news.abidjan.net/presse/notrevoie.htm :

medium_notre_voie_-_eponge.JPG«Avant la nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire, Chirac jette l'éponge à l’ONU»
«Le calme prévalait lundi en Côte d'Ivoire, à quelques heures de la réunion de l'Onu sur la nouvelle transition du pays, entre un camp présidentiel satisfait de la reconduction attendue de M. Gbagbo et une opposition et une rébellion qui n'ont guère cherché à mobiliser la rue.
"On sent une certaine fébrilité à Abidjan, mais il n'y a pas de tensions ou d'incidents particuliers", notait lundi matin un officier français sur place, tout en estimant que des dérapages n'étaient pas à exclure.
"Il n'y a pas de tensions ou de manifestations prévues", a confirmé Amadou Coulibaly, l'un des porte-parole du Rassemblement des Républicains (RDR, opposition). "On ne descendra pas dans la rue, sauf si les patriotes (partisans du président Gbagbo, ndlr) sortent", a-t-il ajouté.
Or ces derniers, d'ordinaire si prompts à investir la rue, n'ont pas jugé utile de mobiliser ces derniers jours. "Il ne doit rien se passer le 31 octobre", a déclaré dimanche à la télévision publique ivoirienne leur leader, Charles Blé Goudé, en lançant même un appel au calme.
Même attentisme côté de la rébellion des Forces Nouvelles (FN), qui contrôle la moitié nord du pays depuis sa tentative de coup d'Etat contre M. Gbagbo en septembre 2002, et qui, officiellement, réclame son départ après le 31 octobre.
"Nous sommes dans une phase de vigilance extrême. On attend de voir comment la population va réagir après l'ONU", annonce Sidiki Konaté, leur porte-parole. Les FN, comme le camp présidentiel, sont souvent accusées par la communauté internationale de bloquer le processus de paix pour se maintenir au pouvoir.
Les responsables ivoiriens savent que l'Onu, qui doit se réunir mardi pour déterminer les modalités de la transition du pays à partir du 1er novembre, ne devrait guère bouleverser la donne.
Selon plusieurs diplomates, la résolution qui sera votée cette semaine devrait largement ressembler à la résolution 1633 adoptée en octobre 2005.
M. Gbagbo devrait à nouveau être reconduit pour an, en tandem avec le Premier ministre de transition Charles Konan Banny, désigné par la communauté internationale en décembre 2006 pour faire avancer le processus de paix. C'est ce que l'Union africaine (UA) a recommandé ces dernières semaines.
Les dernières interrogations concernent l'importance des pouvoirs respectifs du Premier ministre et du président, et, à un degré moindre, la marge de manoeuvre donnée à l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) pour organiser des élections, sans cesse reportées depuis octobre 2005 en raison des blocages politiques.
Selon plusieurs diplomates européens, le transfert des principaux pouvoirs du président Gbagbo à M. Banny, réclamé par la France, est loin de faire l'unanimité au Conseil de sécurité.
"On est les seuls à vouloir bouger parmi les membres permanents. La Chine, surtout, suivie par la Russie, reste opposée à toute atteinte à la souveraineté du président Gbagbo", explique un diplomate français.
"Certains pays pensent de plus que Banny n'a pas utilisé les pouvoirs qui lui étaient donnés l'an dernier et qu'il n'en a pas besoin de nouveaux. Il est donc à craindre que cela débouche sur un texte lénifiant, quasiment similaire à celui de l'an dernier", ajoute-t-il.
M. Banny lui-même a pris acte du rapport de force et annoncé qu'il ne rechercherait pas l'affrontement avec un président qui, contrairement à lui, peut mobiliser la rue et contrôle toujours l'armée ivoirienne.
"Je ne suis pas un gladiateur. Je ne rentrerai pas dans un schéma d'affrontement", a-t-il ainsi déclaré mardi au journal Le Monde.
"Le président Gbagbo peut estimer avoir gagné la partie: il va être renouvelé un an de plus, sans qu'on remette fondamentalement en cause ses pouvoirs. Il n'a même pas besoin de mobiliser", note un diplomate européen.
Source : AFP
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