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samedi, 17 mars 2007
La fin de la Franç-Afric Avec?
Lu sur www.alterinfo.net - http://www.alterinfo.net/LA-FIN-de-la-Franc-Afric-Avec-_a...& :
"Le départ de la scène politique Française coinciderait-il aussi avec la fin de la Franç-Afrique? C'est le doux espoir que caressent de milliers de personnes en Afrique, victimes du bras asphixyant de la politique africaine de l'Elysée.
En n'annonçant hier son intention de ne pas se représenter pour un troisième mandat à la magistrature suprême de la France, le président Chirac faisait ses adieux à la scène politique de son pays, après 12 ans d'une politique dont le bilan, d'après les experts, est mitigé. Ce qui signifie, dépouillé de toute démagogie et hypocrisie, chaotique. A part une partition dissonante, la tendance était au consensus comme seuls les départs savent les susciter. Pour ceux qui suivent la politique africaine de la France, la question est de savoir si ce départ coinciderait aussi avec la fin de la nébuleuse et asphyxiante Franç-Afric. Ce que souhaitent toutes les populations victimes de cette mafia institutionalisée.
Dans ce discours dont l'émotion était palpable et qui en a d'ailleurs suscité chez certains de ses détracteurs, le président Chirac adressant ses 6 messages aux Français et en tant que défenseur et fidèle de la Franç-Afric comme on pouvait s'y attendre, n'a pas oublié de faire un clin d'œil à cette nébuleuse qui plombe le continent africain, en rappelant les responsabilités de la France dans le monde.
Que veut donc dire responsabilités de la France dans le monde pour Jacques Chirac !? Quand on sait l'incapacité de celle-ci à infléchir les positions de quelques grandes puissances sur plus d'une question. Son incapacité à défendre la justice et la paix dont elle prétend être éprise. Son acharnement à maintenir le chaos en Afrique en y jouant les troubles fêtes par l'imposition des dictatures, celles qui permettent à cette France aimante de spolier et piller les matières premières et réduire à la mendicité et à l'exil de milliers d'individus.
Jacques Chirac est conscient que la seule influence que la France peut encore exercer (pour combien de temps encore!?) dans quelques endroits du globe se limite à son paternalisme étouffant en Afrique, pour ne pas dire de son envie de recolonisation du continent.
L'occupation de la Côte d'Ivoire et l'acharnement de la France à évincer un GBAGBO pourtant démocratiquement élu et qui ne veut plus se plier aux injonctions de l'occupant de l'Elysée sont les modes d'expression de la responsabilité de la France. Inutile de rappeler ici les divers foyers de tensions entretenus par la France en Afrique au nom des responsabilités de la France dans le monde.
Les exactions de ELF, AREVA ,le Groupe Bolloré dont les « activités » dans les politiques intérieures et les dégâts dans les populations ne sont plus un secret pour les avertis.
Ce que l'on pourrait souhaiter est qu'avec le départ de Jacques Chirac de la scène politique de la France, c'est toute la politique Franç-Africaine de la France dans le continent africain qui s'en va avec un de ses plus ardents défenseurs. Ceci dépend aussi des Africains, de ceux des Africains qui ne veulent plus subir ce paternalisme colonial qui se présente sous le masque de l'amitié FRANCO-AFRICAINE."
10:30 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 12 mars 2007
Propos de Hermann Yaméogo, opposant burkinabè, après l'accord de Ouagadougou
Dans San Finna N°404 du 12 au 18 Mars 2007 - http://www.sanfinna.com/ProcesAvril.htm (article de Thierry Nabyouré)
- Hermann YAMEOGO, Président de l’UNDD :
« Je suis de ceux qui félicitent l’idée de ce dialogue direct et plus encore sa conclusion par un accord. Vous n’êtes pas sans ignorer que nous en appelions depuis plusieurs années non seulement à la mise à plat des problèmes entre les protagonistes autour d’une table ronde mais aussi à l’implication du chef de l’Etat burkinabé pour donner des chances sérieuses de règlement durable de la crise. Aujourd’hui, c’est chose faite. Après avoir emprunté le chemin des écoliers, on a fini par accepter que la solution de la crise passait par Ouaga. Je suis d’autant plus enclin à croire que c’est mieux parti que les autres fois parce que les seuls et vrais protagonistes de la crise, puisque c’est ainsi qu’il faut voir les choses, se sont retrouvés devant témoins pour fumer le calumet de la paix. Nous retiendrons que Guillaume Soro est le seul responsable de la rébellion, celui qui comme ça un jour, sans parrains, a pris les armes pour tenter de renverser le régime légal ivoirien. Nous retiendrons aussi que c’est faute d’avoir pu venir à bout du président Gbagbo qu’il s’est donné les moyens de transformer le coup d’Etat en sécession de fait et d’alimenter sans aucune intervention extérieure, une guerre suivie d’une situation de ni guerre ni paix, qui a duré jusqu’à la conclusion de l’accord. Il est donc normal qu’il soit l’interlocuteur privilégié comme ailleurs des hommes comme Savimbi, John Garang ont été les interlocuteurs privilégiés des gouvernements angolais et soudanais. Comme par ailleurs, l’accord rencontre la bénédiction de la France, du Burkina Faso, de la CEDEAO, de l’Union Africaine, des Nations Unies sans compter la classe politique ivoirienne et les médias ivoiriens toutes tendances confondues, on peut dire ‘Inch Allah’ que ça devrait aller comme sur des roulettes ».
08:15 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Commentaires (0)



